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L'écologisation de la politique agricole européenne

Le 15 mai, les ministres européens de l'agriculture ont discuté de l'un des principaux éléments de la réforme de la politique agricole commune de l'UE, à savoir les efforts à entreprendre pour encourager les agriculteurs européens à adopter des pratiques plus écologiques.


© Laurent Hamels – Fotolia.com 

Le débat des ministres a surtout porté sur trois grandes mesures d'écologisation présentées par la Commission:

•    augmenter la diversité des cultures,
•    créer et maintenir des pâturages permanents,
•    préserver les zones et les paysages naturels (c'est-à-dire réserver 7 % des terres agricoles à des "surfaces d'intérêt écologique").

Dans la proposition, il est suggéré que 30 % des paiements directs soient réservés aux exploitations qui appliquent ces pratiques. Les exploitations pratiquant l'agriculture biologique et les petits exploitants seraient épargnés par ces exigences.

"J'ai constaté aujourd'hui une grande ambition en matière d'écologisation", a déclaré la ministre danoise de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, Mette Gjerskov, qui présidait la réunion. "Même si ce débat est loin d'être terminé, il a indéniablement contribué à faire avancer les choses", a-t-elle encore déclaré.

Propositions des États membres

Il ressort du débat que tous les États membres sont favorables à l'idée de rendre les pratiques agricoles plus écologiques; ils souhaiteraient cependant que les mesures proposées soient plus souples, qu'elles tiennent compte des différences existant entre États membres et régions et qu'elles ne créent pas de charges administratives supplémentaires.

Pour l'essentiel, les suggestions des États membres peuvent être divisées en trois groupes :

1. Davantage de superficies devraient être considérées comme "vertes par définition". Ainsi, cette notion devrait être appliquée aux terres sur lesquelles est pratiquée l'agriculture biologique, mais aussi à des terres cultivées selon différents systèmes de certification environnementale appliqués par les États membres ou faisant déjà l'objet de mesures de développement rural destinées à protéger l'environnement.

2. Pour les exploitations auxquelles s'appliquerait l'exigence de diversification des cultures, le seuil devrait être de 10 hectares, et non de 3, comme proposé actuellement. L'obligation d'inclure trois cultures dans cette diversification pourrait causer des difficultés dans certains pays, où le nombre de variétés cultivées est limité en raison du climat.

3. L'exigence consistant à réserver 7 % des terres agricoles à des "surfaces d'intérêt écologique" devrait être aménagée de sorte qu'un plus grand nombre de surfaces puisse être concerné; par ailleurs, les exigences devraient être appliquées à une région plutôt qu'à des exploitations individuelles. Une réduction du seuil rendrait la mise en œuvre de cette mesure plus aisée.

La présidence a tenu compte des vues exprimées lors du débat et les travaux sur la proposition se poursuivront dans des groupes d'experts. La présidence a l'intention d'élaborer un rapport sur l'état d'avancement des travaux concernant la réforme de la politique agricole pour la session du Conseil de juin, ce qui devrait aider la prochaine présidence à organiser la suite des travaux.

Pour plus d'informations :
Communication à la presse
Conférence de presse (vidéo)
Réforme de la politique agricole commune (portail Europa)
 

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