8536/01 (Presse 179)

(OR. en)

 

2349ème session du Conseil

- ÉDUCATION/JEUNESSE -

Bruxelles, le 28 mai 2001

 

 

Présidents:

M. Thomas ÖSTROS, ministre de l'éducation

et Mme Britta LEJON, ministre au ministère de la justice de la Suède

 

SOMMAIRE

PARTICIPANTS *

POINTS AYANT FAIT L'OBJET D'UN DÉBAT

ÉDUCATION

SUIVI DU CONSEIL EUROPÉEN DE STOCKHOLM – Conclusions du Conseil *

RÔLE DE L'ÉDUCATION ET DE LA FORMATION DANS LES POLITIQUES LIÉES À L'EMPLOI – Résolution du Conseil *

RECOMMANDATION RELATIVE À LA MOBILITÉ *

eLEARNING – Résolution du Conseil *

5ème CONFÉRENCE EUROPÉENNE DES MINISTRES DE L'ÉDUCATION À RIGA

(28-30 JUIN 2001) *

RÉUNION DES MINISTRES EUROPÉENS DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR À PRAGUE (18 et 19 MAI 2001) *

- Communication sur la coopération avec les pays tiers dans les domaines de l'éducation et de la formation professionnelle *

- Année européenne des langues 2001 *

- Recommandation sur un modèle européen commun de Curriculum Vitae *

JEUNESSE

TRAVAUX FUTURS DE L'UE DANS LE DOMAINE DE LA JEUNESSE – Conclusions de la présidence *

LUTTE CONTRE LE RACISME ET LA XÉNOPHOBIE SUR INTERNET - Déclaration *

DE L'EXCLUSION À L'ÉMANCIPATION – FAVORISER CHEZ LES JEUNES LE SENS DE L'INITIATIVE, L'ESPRIT D'ENTREPRISE ET LA CRÉATIVITÉ - Résolution *

DIVERS *

- Cadre d'action global pour les jeunes *

 

POINTS APPROUVÉS SANS DÉBAT I

ACCÈS DU PUBLIC AUX DOCUMENTS *

- Adoption d'un règlement *

RECHERCHE *

- Accord de coopération concernant les systèmes de fabrication intelligents conclu entre la CE et la Corée *

PÊCHE (*) *

- Participation financière de la Communauté aux régimes de contrôle et de surveillance *

_________________

Pour de plus amples informations -tél 02 285 62 19 ou 02 285 63 49

PARTICIPANTS

Les gouvernements des Etats membres et la Commission des Communautés européennes étaient représentés comme suit:

Belgique :

Mme Marleen VANDERPOORTEN

Ministre flamand de l'enseignement et de la formation

M. Bert ANCIAUX

Ministre flamand de la culture, de la jeunesse, des affaires bruxelloises et de la coopération au développement

M. Didier SIX

Représentant permanent adjoint

Danemark :

M. Henrik NEPPER-CHRISTENSEN

Secrétaire d'État

Allemagne :

M. Wolf-Michael CATENHUSEN

Secrétaire d'État parlementaire auprès du ministre fédéral de l'éducation et de la recherche

M. Peter HAUPT

Secrétaire d'Etat au ministère fédéral de la famille, des personnes âgées, de la condition féminine et de la jeunesse

Mme Ute ERDSIECK-RAVE

Ministre de l'éducation, de la science, de la recherche et des arts du Land de Schleswig-Holstein

Grèce :

M. Petros EFTHYMIOU

Ministre de l'éducation nationale et des cultes

M. Georgios SAKELLION

Secrétaire d'État à la jeunesse

Espagne :

M. Mirando DIAZ GUERRA

Ministre adjoint du travail et des affaires sociales

France :

Mme Marie-George BUFFET

Ministre de la jeunesse et des sports

M. Jean-Luc MELENCHON

Ministre délégué auprès du ministre de l'éducation nationale, chargé de l'enseignement professionnel

Irlande :

M. James BRENNAN

Représentant permanent adjoint

Italie :

Mme Silvia BARBIERI

Secrétaire d'État à l'instruction publique

M. Luciano GUERZONI

Secrétaire d'État aux universités et à la recherche scientifique et technologique

Luxembourg :

Mme Anne BRASSEUR

Ministre de l'éducation nationale, de la formation professionnelle et des sports

Pays-Bas :

Mme Margo VLIEGENTHART

Secrétaire d'État à la santé, au bien-être et aux sports

Autriche :

Mme Judith GEBETSROITHNER

Représentante permanente adjointe

Portugal :

M. Augusto SANTOS SILVA

Ministre de l'éducation

M. Miguel FONTES

Secrétaire d'État à la jeunesse

Finlande :

Mme Maija RASK

Ministre de l'éducation

Mme Suvi LINDEN

Ministre de la culture

 

Suède :

M. Thomas ÖSTROS

Ministre de l'éducation

Mme Ingegerd WÄRNERSSON

Ministre au ministère de l'éducation, chargé de l'enseignement primaire et secondaire, et de la formation des adultes

Mme Britta LEJON

Ministre au ministère de la justice

M. Hans-Eric HOLMQVIST

Secrétaire d'État adjoint au ministère de l'éducation

Royaume-Uni :

Baroness BLACKSTONE

Ministre adjoint ("Minister of State") au ministère de l'éducation et de l'emploi, chargé de l'éducation et de l'emploi

M. Paul BOATENG

Ministre adjoint ("Minister of State") au ministère de l'intérieur

Mme Jane DAVIDSON

Ministre de l'éducation et de la formation permanente (Assemblée galloise)

* * *

Commission :

Mme Viviane REDING

Membre

 

ÉDUCATION

SUIVI DU CONSEIL EUROPÉEN DE STOCKHOLM – Conclusions du Conseil

Le Conseil a tenu un vaste débat sur les conséquences des conclusions du Conseil européen de Stockholm des 23 et 24 mars 2001 pour le secteur de l'éducation et de la formation. Pendant la discussion, les ministres ont formulé des observations concernant la suite à donner au rapport sur les objectifs concrets futurs des systèmes d'éducation et de formation qui a été adopté lors du dernier Conseil "Éducation" du 12 février 2001 et qui a été présenté au Conseil européen de Stockholm. Le rapport définit un certain nombre d'objectifs concrets pour les travaux au niveau européen et demande qu'un programme de travail soit établi pour une période de dix ans allant jusqu'en 2010.

Le débat au Conseil a été axé sur les mesures concrètes visant à faire avancer les travaux entamés par le rapport ainsi que sur les prochaines initiatives à prendre en vue de l'élaboration du rapport de suivi attendu pour le Conseil européen de printemps de mars 2002, à Barcelone. Les ministres ont souligné qu'il importait de commencer les travaux de manière pragmatique pour déterminer les méthodes à utiliser et définir les instruments (indicateurs, échange de bonnes pratiques, étalonnage des performances, évaluation par des pairs) les mieux adaptés aux différents domaines de travail. L'utilisation d'indicateurs, plutôt qualitatifs que quantitatifs, a été généralement encouragée, bien que l'accent ait été également mis sur le recours à des indicateurs déjà employés dans le cadre d'autres enceintes, telles que l'OCDE.

Après le débat, le Conseil a marqué son accord sur les conclusions ci-après, concernant le suivi du rapport sur les objectifs concrets futurs des systèmes d'éducation et de formation, qui définissent trois domaines prioritaires pour entamer les travaux:

"LE CONSEIL

1. RAPPELLE que, le 12 février 2001, conformément au mandat qu'il avait reçu du Conseil européen de Lisbonne en mars 2000, le Conseil "Éducation" a adopté le rapport sur les objectifs concrets futurs des systèmes d'éducation et de formation en vue de sa transmission au Conseil européen de Stockholm, en précisant très clairement, à l'intention de toutes les personnes œuvrant au suivi de ce rapport, que l'élaboration des moyens de mise en œuvre et la définition de priorités devraient progresser rapidement.

2. RAPPELLE que le Conseil européen de Stockholm a souligné que le rapport conjoint, que le Conseil et la Commission présenteront au Conseil européen de Barcelone au printemps 2002, devrait contenir "un programme de travail détaillé sur le suivi des objectifs concernant les systèmes d'éducation et de formation, notamment en les évaluant grâce à la méthode ouverte de coordination et dans une perspective mondiale".

3. DÉCIDE que les objectifs principaux du rapport sur les objectifs adopté le 12 février 2001 seront les suivants:

§ évaluer le degré de réalisation des objectifs fixés dans le rapport, afin de permettre au Conseil "Éducation" de présenter un rapport au Conseil européen chaque fois que cela semble opportun;

§ concourir à améliorer, à tous les niveaux, la conception et la mise en œuvre des politiques d'éducation et de formation;

§ favoriser le renforcement de la coopération et l'échange de bonnes pratiques entre les États membres, ce qui augmentera l'efficacité de ce travail.

Comme le précise le rapport sur les objectifs, il faudra, tout au long du suivi, tenir compte des autres processus en cours au niveau européen et susceptibles d'avoir une influence sur les travaux du Conseil "Éducation". De même, il conviendra de tenir compte, dans ces processus, du travail de suivi accompli concernant les objectifs des systèmes d'éducation et de formation.

4. MARQUE SON ACCORD sur les étapes ci-après pour la période allant jusqu'au Conseil européen de Barcelone:

§ un projet de programme de travail, comprenant une méthodologie plus élaborée, qui sera examiné par le Conseil lors de sa session du 29 novembre 2001;

§ un rapport conjoint de la Commission et du Conseil contenant un programme de travail détaillé, qui sera adopté lors de la session du Conseil du 14 février 2002 et transmis au Conseil européen de Barcelone.

5. INSISTE sur le fait que le programme de travail devrait couvrir suffisamment en détail la période allant jusqu'en 2004, le but étant que les travaux aient commencé d'ici là dans tous les domaines figurant dans le rapport sur les objectifs, et couvrir aussi d'une manière plus générale l'évolution prévue jusqu'en 2010. De même, ce programme de travail devrait viser à ce que soit dispensée une éducation générale forte, afin de renforcer l'éducation et la formation tout au long de la vie dans le cadre d'une société en évolution permanente.

6. DÉCIDE EN OUTRE que les travaux commenceront dans les trois domaines ci-après, qui ont également été mis en évidence dans les conclusions du Conseil européen de Stockholm:

§ compétences de base

§ technologies de l'information et des communications (TIC)

§ mathématiques, sciences et technologie.

7. SOULIGNE que, dans les trois domaines prioritaires retenus, les travaux devraient commencer sans retard, de manière à permettre au Conseil et à la Commission de tenir compte des progrès réalisés dans leur rapport conjoint au Conseil européen Barcelone.

8. SOULIGNE que, même si les indicateurs ne sont qu'un des éléments du processus de suivi, ils constituent un important outil de mesure et de comparaison des résultats. Si l'on veut que le processus aboutisse et soit crédible, les indicateurs doivent reposer sur des données clairement définies, comparables et, avant tout, utiles pour les politiques.

 

9. RÉAFFIRME que les objectifs du processus de suivi ne peuvent être atteints sans une participation et une contribution actives des États membres, notamment par:

§ l'apport du soutien nécessaire aux bureaux nationaux de statistiques;

§ la communication de données à jour et, le cas échéant, des prévisions et objectifs nationaux;

§ la communication d'informations sur les changements intervenant dans les politiques et instruments nationaux qui ont une influence sur les systèmes d'éducation et de formation;

§ la participation à tous les autres aspects du travail de suivi, par exemple par la fourniture d'informations qualitatives, la participation aux études et la nomination d'experts auprès des groupes, etc.

10. RAPPELLE en outre que la Commission sera pleinement associée à toutes les phases du travail. Elle devrait donc prendre les initiatives nécessaires pour soutenir ce processus."

RÔLE DE L'ÉDUCATION ET DE LA FORMATION DANS LES POLITIQUES LIÉES À L'EMPLOI – Résolution du Conseil

Le Conseil a adopté la résolution reprise ci-après concernant le rôle de l'éducation et de la formation dans les politiques liées à l'emploi. Cette résolution illustre le rôle important accordé par les conclusions du Conseil européen de Lisbonne de mars 2000 à l'éducation et à la formation, notamment dans le cadre de la stratégie de l'UE pour l'emploi, de la réalisation de l'objectif stratégique fixé à Lisbonne et de la transition réussie vers une société et une économie fondées sur la connaissance.

 

"LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE

Prenant en considération

1. les conclusions du Conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000, lors duquel l’Union européenne s’est fixé un nouvel objectif stratégique pour la décennie à venir et a souligné le rôle fondamental de l’éducation et de la formation pour réussir la transition vers une société et une économie fondées sur la connaissance; le Conseil européen a notamment invité le Conseil "Éducation" à contribuer aux processus de Luxembourg et de Cardiff;

1bis. l’avis du Conseil "Éducation" du 9 novembre 2000 sur la proposition de décision du Conseil sur les lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres en 2001 qui préconise qu’à compter de 2001 la Commission prenne en compte l’avis que lui adresseront les ministres de l’Éducation pour l’élaboration des lignes directrices pour les politiques de l’emploi de l’année à venir;

2. les conclusions du Conseil européen de Stockholm des 23 et 24 mars 2001, qui a réaffirmé l’objectif stratégique défini à Lisbonne et souligné l’importance des aptitudes fondamentales, notamment la maîtrise de l’informatique et des technologies numériques, et le rôle d’un enseignement général solide pour étayer la mobilité de la main-d’œuvre et la formation tout au long de la vie;

3. le "Paquet Emploi" 2000, qui a été adopté par le Conseil européen de Nice des 7 et 8 décembre 2000 ainsi que les lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres en 2001 ( 1), qui donnent la priorité à l’éducation et à la formation tout au long de la vie en tant qu’objectif horizontal en fonction duquel les États membres devraient définir des stratégies cohérentes;

4. l’Agenda social européen, également approuvé par le Conseil européen de Nice, qui souligne notamment la nécessité d’améliorer l’accès à l’éducation et à la formation tout au long de la vie et implique une élaboration et une mise en œuvre intégrées de la politique aux niveaux européen et national;

5. le rapport du Conseil "Éducation" sur les objectifs concrets futurs des systèmes d’éducation et de formation, qui a été soumis au Conseil européen de Stockholm à titre de contribution aux processus de Luxembourg et de Cardiff, ainsi que la demande du Conseil européen de Stockholm, qui souhaite qu’un nouveau rapport soit présenté au Conseil européen du printemps 2002;

 

6. la communication de la Commission intitulée "De nouveaux marchés européens du travail ouverts et accessibles à tous", qui souligne combien il est important de relever le niveau des compétences, d’assurer leur transférabilité d’un pays à un autre et de renforcer les compétences et les mesures en matière d’éducation et de formation tout au long de la vie, ainsi que de l’approbation, par le Conseil européen de Stockholm, de la mise en place d’une task force à haut niveau sur les compétences et la mobilité qui tire parti des connaissances spécifiques des entreprises, des milieux éducatifs et des partenaires sociaux;

7. le mémorandum de la Commission sur l’éducation et la formation tout au long de la vie, qui a lancé un vaste débat au niveau européen et dans les États membres sur la manière de mettre en œuvre des stratégies globales et cohérentes pour l’éducation et la formation tout au long de la vie, ainsi que le plan d’action e-Learning pour la période 2001-2004, qui vise à mobiliser les acteurs de l’éducation et de la formation, ainsi que les acteurs sociaux, industriels et économiques concernés, afin de remédier au déficit de compétences liées à la nouvelle économie et d’assurer une meilleure inclusion sociale;

reconnaît l’importance accordée aux politiques d’éducation et de formation dans le cadre de la stratégie européenne pour l’emploi et le rôle de premier plan assigné à l’éducation et à la formation pour réaliser le nouvel objectif stratégique fixé à Lisbonne visant à faire de l’Europe l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde;

convient qu’il importe d’examiner les questions liées à la politique en matière d’éducation et de formation en les inscrivant dans une vaste perspective et en tenant pleinement compte de l’ensemble des finalités globales que la société assigne à l’éducation et à la formation: le développement de la société, l’épanouissement de la personne et l’essor de l’économie;

souligne la pertinence des trois objectifs essentiels définis dans le rapport sur les objectifs concrets futurs des systèmes d’éducation et de formation et leur complémentarité avec les objectifs fixés par le processus de Luxembourg:

§ améliorer la qualité et l’efficacité des systèmes d’éducation et de formation dans l’Union européenne;

§ faciliter l’accès de tous aux systèmes d’éducation et de formation;

§ ouvrir au monde extérieur les systèmes d’éducation et de formation;

souligne que plusieurs sous-objectifs énoncés dans ce rapport visent à faciliter l’accès au marché du travail et à améliorer l’adaptabilité de la main-d’œuvre et prévoient notamment de:

§ développer les compétences nécessaires dans la société fondée sur la connaissance;

§ permettre à tous d’avoir accès aux TIC;

§ offrir un environnement d’éducation et de formation ouvert;

§ renforcer les liens avec le monde du travail et de la recherche et avec la société dans son ensemble;

§ développer l’esprit d’entreprise;

§ améliorer l’enseignement des langues étrangères;

§ accroître la mobilité et les échanges;

souligne par conséquent que l’élaboration et la mise en œuvre du programme de travail issu du "rapport sur les objectifs concrets futurs des systèmes d’éducation et de formation" sont un processus à part entière;

souligne que le suivi de ce rapport contribuera de manière non négligeable au processus de Luxembourg et à l’élaboration des politiques de l’emploi tant au niveau européen que national;

prend acte du document de la Commission sur le rôle de l’éducation et de la formation dans les politiques de l’emploi qui, dans ce cadre, met l’accent sur:

§ la nécessité de redoubler d’efforts pour garantir un enseignement initial de qualité afin d’apporter aux jeunes les compétences de base nécessaires pour satisfaire les demandes de la société de la connaissance;

§ l’importance d’une stratégie cohérente en matière d’éducation et de formation pour établir un lien entre les différents systèmes d’éducation et de formation et promouvoir la reconnaissance de la formation, officiellement reconnue ou informelle;

§ l’importance que revêtent l’existence de statistiques comparables et d’indicateurs pour l’analyse et le suivi du rôle joué par les politiques des États membres en matière d’éducation et de formation;

attend avec intérêt le futur plan d’action de la Commission concernant l’éducation et la formation tout au long de la vie, qui doit être publié en novembre 2001 et qui devrait contribuer de manière significative aux processus et initiatives en cours visant à instaurer une économie et une société fondées sur la connaissance;

attend avec intérêt le rapport qui doit être présenté par la task force à haut niveau sur les compétences et la mobilité d’ici à décembre 2001 et se félicite de la possibilité de contribuer à l’élaboration du plan d’action visant à constituer et à ouvrir de nouveaux marchés européens du travail, qui doit être soumis au Conseil européen du printemps 2002;

réaffirme son intention de participer activement à la mise en œuvre de l’Agenda social européen, notamment en ce qui concerne l’objectif d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi en promouvant des stratégies efficaces en matière d’éducation et de formation tout au long de la vie, le développement des compétences dans le domaine des technologies de l’information et de la communication ainsi que la mobilité des étudiants, professeurs et personnes en formation;

souligne qu’il convient que les responsables en matière d’éducation et de formation participent activement aux différents processus lancés au niveau européen en vue de promouvoir le plein emploi, compte tenu du rôle essentiel que les systèmes d’éducation et de formation doivent jouer dans le cadre desdits processus et de l’importance que revêt une approche cohérente à l’égard des activités et initiatives liées à l’éducation et à la formation;

INVITE LA COMMISSION ET LES ÉTATS MEMBRES,

dans leurs domaines de compétence respectifs, à:

§ garantir que le suivi du "rapport sur les objectifs concrets futurs des systèmes d’éducation et de formation" contribue aux processus de Luxembourg et de Cardiff et place l’éducation et la formation au cœur de la coopération communautaire dans le domaine de l’emploi et des secteurs d’action qui y sont liés;

§ veiller à ce que le Conseil "Éducation" participe activement à l’examen de la proposition de lignes directrices pour l’emploi présentée par la Commission et à la définition d’indicateurs utiles et comparables en vue de contribuer en temps opportun à l’élaboration des lignes directrices et de jouer un rôle dans des domaines pertinents liés à l’éducation et la formation ainsi que dans une perspective d’éducation et de formation tout au long de la vie;

§ renforcer l’échange d’expériences et d’exemples de bonne pratique sur le terrain, en s’appuyant sur des analyses comparatives des plans d’action nationaux pour l’emploi, telles que le document de la Commission sur l’éducation et la formation dans les politiques de l’emploi."

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE À LA MOBILITÉ

À la suite du vote du Parlement européen en deuxième lecture le 15 mai 2001 sur la recommandation relative à la mobilité dans la Communauté des étudiants, des personnes en formation, des volontaires, des enseignants et des formateurs, le Conseil a marqué son accord politique sur les amendements votés par le PE. La recommandation sera adoptée formellement sous peu, sans débat, lors d'une prochaine session du Conseil.

Conformément à la procédure de codécision, la recommandation est donc réputée adoptée sous la forme de la position commune amendée par le Parlement européen en deuxième lecture. Dans ce cadre, il est rappelé que le Conseil européen de Stockholm en mars 2001 a demandé que la recommandation soit adoptée d'ici à juin 2001.

La promotion de la mobilité est l'un des objectifs essentiels prévus par les dispositions du traité en matière d'éducation, de formation professionnelle et de jeunesse. La recommandation, complétée par le plan d'action en faveur de la mobilité qui a été adopté en décembre 2000 et approuvé par le Conseil européen de Nice, fournira un cadre précieux à la promotion de la mobilité.

La recommandation vise essentiellement à encourager la mobilité transnationale et à éliminer les entraves existantes.

Elle invite les États membres à prendre les mesures ci-après:

- la levée des obstacles d'ordre juridique et administratif;

- l'encouragement de l'apprentissage d'au moins deux langues communautaires;

- la préparation linguistique préalable à toute mesure de mobilité;

- le développement de dispositifs de soutien financier (bourses, prêts);

- la promotion des qualifications acquises par des mesures de mobilité;

- l'accès à l'information sur les possibilités et conditions de mobilité.

Dans la deuxième partie de la recommandation, les États membres sont invités à prendre des mesures spécifiques à chaque catégorie de personnes concernées (étudiants, personnes en formation, jeunes volontaires, enseignants et formateurs).

La recommandation vise en premier lieu les ressortissants communautaires. Elle inclut également les ressortissants de pays tiers dès lors qu'ils participent à un programme communautaire en matière d'éducation, de formation et de jeunesse.

eLEARNING – Résolution du Conseil

Le Conseil a entendu une présentation par la Commissaire REDING du "Plan d'action eLearning" qui a été adopté par la Commission le 28 mars 2001 et qui a été élaboré en vue de mettre en œuvre l'"initiative eLearning" lancée l'an dernier par la Commission. Il complète également le "Plan d'action eEurope" en examinant en particulier l'incidence des technologies de l'information et des communications (TIC) sur l'éducation et la formation. Le "Plan d'action eLearning" a pour objectif de promouvoir la coopération entre l'Union européenne, les États membres, les secteurs de l'éducation et de la formation et l'industrie en vue de concilier l'éducation tout au long de la vie, la modernisation des systèmes d'éducation et de formation et l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et des communications.

Après un bref échange de vues, le Conseil a adopté la résolution ci-après qui souligne l'importance primordiale des TIC pour l'éducation et la formation:

 

"LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,

Considérant ce qui suit:

1. les conclusions du Conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000, qui ont fixé l'objectif stratégique de créer une économie compétitive, dynamique et fondée sur la connaissance et des objectifs spécifiques en matière de technologies de l'information et des communications (TIC) et d'éducation, ainsi que les conclusions du Conseil européen de Stockholm des 23 et 24 mars 2001, qui ont réaffirmé que l'amélioration des aptitudes fondamentales, et notamment la maîtrise de l'informatique et des technologies numériques, est une priorité de tout premier plan pour l'Union;

2. le rapport du Conseil "Éducation" au Conseil européen de Stockholm sur les futurs objectifs concrets des systèmes d'éducation et de formation, qui souligne, notamment, qu'il est important de développer les compétences nécessaires pour les besoins de la société fondée sur la connaissance et d'atteindre les objectifs fixés par le Conseil européen de Lisbonne pour que chacun ait accès aux TIC;

3. le Conseil européen de Stockholm a demandé que soit présenté au Conseil européen du printemps 2002 un nouveau rapport comportant un programme de travail détaillé sur le suivi des objectifs concernant les systèmes d'éducation et de formation;

4. l'engagement important en faveur de l'utilisation des TIC dans l'éducation et la formation, qui caractérise déjà les programmes Socrates et Leonardo, ainsi que d'autres instruments communautaires existants;

5. les lignes directrices pour les politiques de l'emploi des États membres pour 2001 ( 2), qui soulignent que pour développer les compétences pour le nouveau marché du travail dans le cadre de l'éducation et de la formation tout au long de la vie, les États membres viseront à développer le e-learning pour l'ensemble des citoyens;

6. la résolution du Conseil du 6 mai 1996 relative aux logiciels éducatifs et multimédias dans les domaines de l'éducation et de la formation et les conclusions du Conseil du 22 septembre 1997 sur l'éducation, les technologies de l'information et des communications et la formation des enseignants de demain ( 3);

7. la communication de la Commission intitulée "e-Learning – Penser l'éducation de demain", du 24 mai 2000, qui fixe des objectifs à la lumière des conclusions de Lisbonne et complète le "Plan d'action global eEurope" de la Commission;

8. la communication de la Commission intitulée "Plan d'action eLearning – Penser l'éducation de demain", du 28 mars 2001, qui définit des domaines d'action communs et des actions spécifiques en ce qui concerne l'utilisation des nouvelles technologies multimédia et d'Internet pour améliorer la qualité de l'apprentissage et qui porte sur les infrastructures, la formation, les services et contenus multimédias de qualité, et le dialogue et la coopération à tous les niveaux;

9. INVITE les États membres:

i) à poursuivre leurs efforts visant à l'intégration effective des TIC dans les systèmes d'éducation et de formation; il s'agit là en effet d'un élément important du processus d'adaptation des systèmes d'éducation et de formation, adaptation demandée dans les conclusions du Conseil européen de Lisbonne et dans le rapport sur les futurs objectifs concrets des systèmes d'éducation;

ii) à valoriser le potentiel d'Internet, du multimédia et des environnements d'apprentissage virtuels afin de concrétiser mieux et plus vite l'éducation et la formation tout au long de la vie en tant que principe de base en matière d'éducation, et d'offrir à tous l'accès à des possibilités d'éducation et de formation, en particulier à ceux qui éprouvent des difficultés à cet égard, notamment pour des raisons sociales, économiques ou géographiques;

iii) à faire en sorte que les systèmes d'éducation et de formation offrent les possibilités attendues d'apprentissage par les TIC grâce à l'accélération de l'intégration des TIC et à la révision des programmes scolaires et de l'enseignement supérieur dans toutes les matières concernées, sans perdre de vue les objectifs à long terme et l'approche critique que nécessitent les systèmes d'éducation;

iv) à poursuivre leurs efforts en matière de formation initiale et continue des enseignants et formateurs à l'utilisation pédagogique des TIC, car il est indispensable de faire de la culture numérique un élément essentiel des aptitudes fondamentales des enseignants et d'inciter les enseignants et les formateurs à faire le meilleur usage pédagogique des TIC dans leur propre enseignement;

v) à encourager les responsables des établissements d'enseignement et de formation, ainsi que les dirigeants à l'échelon local, régional et national et les autres parties prenantes à appréhender comme il se doit le potentiel qu'offrent les TIC modernes afin de mieux tirer parti des nouveaux modes d'apprentissage et de l'innovation pédagogique, de manière à intégrer et à gérer les TIC avec efficacité;

vi) à accélérer la fourniture d'équipements et d'infrastructures de qualité pour l'éducation et la formation, compte tenu des progrès techniques: matériels, logiciels et accès à Internet dans les établissements d'enseignement et de formation et ressources humaines appropriées pour assurer les services d'aide, d'assistance et de maintenance;

vii) à encourager la mise au point de matériel pédagogique numérique de haute qualité pour garantir la qualité des offres en ligne; à prévoir des mécanismes d'assistance appropriés pour guider les enseignants et les responsables d'établissements d'enseignement et de formation dans le choix de produits de qualité;

vii bis) à tirer parti des possibilités offertes par la numérisation et la normalisation documentaire pour faciliter l'accès aux ressources culturelles publiques, telles que les bibliothèques, les musées et les archives, et en accroître l'utilisation à des fins éducatives et pédagogiques;

viii) à soutenir l'élaboration et l'adaptation d'une pédagogie innovante, qui intègre l'utilisation des technologies dans le cadre d'approches interdisciplinaires élargies; à favoriser de nouvelles approches fondées sur une utilisation plus large de méthodes et de logiciels pédagogiques novateurs et sur le recours à des moyens et expériences nouveaux, afin d'améliorer les connaissances et de stimuler la motivation des apprenants et de les inciter, dans le cadre de l'enseignement, à faire preuve d'esprit critique à l'égard des contenus diffusés sur Internet et par d'autres médias;

ix) à exploiter le potentiel qu'offrent les TIC en matière de communication afin de faire progresser la conscience européenne, les échanges et la collaboration, à tous les niveaux de l'éducation et de la formation, en particulier dans les écoles; à examiner la possibilité d'intégrer ces expériences européennes dans des programmes d'études, et à appuyer et renforcer la mobilité physique et virtuelle, qui est un élément important de l'éducation, grâce au développement des nouvelles compétences et aptitudes indispensables pour vivre et travailler dans une société multilingue et pluriculturelle;

x) à appuyer et stimuler la création de carrefours virtuels permettant la coopération et l'échange d'informations, d'expériences et de bonnes pratiques, qui prendront en compte les nouvelles approches pédagogiques et les nouvelles formes de coopération entre les apprenants, d'une part, et entre les enseignants ou les formateurs, d'autre part, et à stimuler la création de réseaux européens à tous les niveaux en ce qui concerne le multimédia éducatif, l'utilisation d'Internet à des fins éducatives, la collaboration et l'apprentissage par l'intermédiaire des TIC et d'autres utilisations des TIC dans l'éducation et la formation;

xi) à valoriser et exploiter l'expérience acquise dans le cadre d'initiatives telles que "European Schoolnet" et "European Network of Teacher Education Policies (ENTEP - Réseau européen des politiques de formation des enseignants) ;

xii) à promouvoir la dimension européenne dans l'élaboration conjointe de programmes dans l'enseignement supérieur, que ceux-ci utilisent les TIC comme support ou comme complément, en encourageant de nouvelles approches communes dans les modèles de certification et la garantie de la qualité dans l'enseignement supérieur (suivant le processus de la Sorbonne/de Bologne); à prévoir des mesures d'incitation en faveur des établissements, facultés ou départements qui réalisent, dans ce domaine, un travail novateur et de qualité sur le plan pédagogique au niveau européen;

xiii) à intensifier la recherche en matière de e-learning, en particulier pour ce qui est des moyens d'améliorer l'efficacité de l'apprentissage grâce aux TIC, l'innovation pédagogique, les implications de l'enseignement et de l'apprentissage fondés sur les TIC, et à stimuler la coopération internationale à cet égard;

xiv) à promouvoir les partenariats entre les secteurs public et privé, qui contribueront au développement du e-learning afin d'encourager les échanges d'expériences, le dialogue sur les besoins futurs du matériel pédagogique multimédia et le transfert de technologies;

xv) à observer et analyser le processus d'intégration et d'utilisation des TIC dans l'enseignement, la formation et l'apprentissage, à fournir les informations quantitatives et qualitatives existantes, et à mettre au point des méthodes d'observation et d'évaluation perfectionnées afin de partager des expériences et d'échanger des bonnes pratiques en vue de contribuer au suivi du rapport sur les futurs objectifs concrets des systèmes d'éducation et de formation;

10. INVITE la Commission:

i) à accorder une attention particulière, dans sa mise en oeuvre du Plan d'action e-learning, aux travaux concernant les principales priorités exposées dans le rapport sur les futurs objectifs concrets des systèmes d'éducation et de formation, telles que les échanges de bonnes pratiques et d'expériences entre États membres, y compris les expériences d'autres pays;

ii) à continuer de soutenir les portails européens et à encourager la mise en place d'autres portails pour faciliter l'accès aux contenus éducatifs et promouvoir la collaboration et l'échange d'expériences dans le domaine du e-learning et de l'innovation pédagogique, en particulier en vue:

§ de promouvoir la création de carrefours virtuels transnationaux;

§ de favoriser l'établissement de réseaux européens à tous les niveaux et, dans ce contexte, de créer des réseaux aux fins de la formation des enseignants;

§ d'apporter son concours aux annuaires existants de ressources Internet de qualité ;

iii) à mettre en œuvre des actions de soutien au niveau européen, en particulier pour partager des expériences et des informations sur les produits et services dans le domaine des logiciels éducatifs multimédia et, dans ce contexte, à proposer des méthodes d'assistance et de conseil pour la sélection de ressources multimédia pédagogiques et de qualité; à établir des liens transfrontières entre producteurs, utilisateurs et gestionnaires de systèmes d'éducation et de formation, afin de promouvoir la qualité des produits et des services, ainsi qu'une meilleure adaptation de l'offre à la demande; à encourager des actions d'information et de communication et l'instauration d'un débat à l'échelle européenne sur tous les sujets évoqués plus haut;

iii bis) à examiner avec les États membres si l'action "eSchola - une semaine de promotion de l'e-learning en Europe" pourrait devenir une activité permanente incluant une manifestation annuelle de premier plan;

iv) à prêter son appui à l'expérimentation de nouveaux environnements et de nouvelles approches d'apprentissage afin de prendre en compte la diversité croissante des types d'apprenants, de leurs cultures et de leurs langues selon les apprenants et à encourager, en coopération avec les États membres, les projets de mobilité virtuelle et de campus transnationaux virtuels, en particulier dans les domaines des langues, des sciences et des technologies, des arts et de la culture;

v) à effectuer des études stratégiques sur les approches novatrices dans le domaine de l'éducation, les aspects pédagogiques des nouvelles technologies, les points forts et les faiblesses du secteur multimédia éducatif européen et sur le potentiel des institutions culturelles et des centres scientifiques en tant que nouveaux environnements d'apprentissage;

vi) à intensifier, dans le cadre des programmes communautaires, la recherche, l'expérimentation et l'évaluation en ce qui concerne les dimensions pédagogique, socio-économique et technologique des nouvelles approches faisant appel aux TIC et leur adaptation aux besoins des utilisateurs; à diffuser activement les résultats de cette recherche en vue d'en favoriser la prise en compte dans les systèmes d'éducation et de formation, ainsi que par les éditeurs et les fournisseurs;

vii) à soutenir le développement de ressources, programmes et services pédagogiques multilingues en Europe, en tenant compte, le cas échéant, des questions de droits de propriété intellectuelle liées à l'éducation et à la formation et l'utilisation de nouvelles méthodes de distribution ainsi que l'élaboration et la promotion de normes acceptées à l'échelle internationale et de logiciels libres;

viii) à faire rapport au Conseil sur les résultats des actions évoquées ci-dessus pour décembre 2002 au plus tard, afin de faciliter une évaluation globale desdits résultats et la prise de décisions quant à d'autres initiatives. Un rapport intermédiaire sera présenté au Conseil en novembre 2001."

5ème CONFÉRENCE EUROPÉENNE DES MINISTRES DE L'ÉDUCATION À RIGA

(28-30 JUIN 2001)

La présidence a présenté au Conseil la prochaine Conférence européenne des ministres de l'éducation, qui se tiendra à Riga du 28 au 30 juin 2001.

Cette Conférence sera la cinquième d'une série de conférences réunissant régulièrement les ministres de l'éducation de l'UE, des pays candidats et de l'Espace économique européen. La Conférence de cette année, qui est organisée conjointement par la Lettonie, la présidence et la Commission, aura pour thème l'apprentissage en ligne tout au long de la vie. Elle fournira des possibilités de réflexion commune et définira des priorités concrètes, notamment en ce qui concerne les technologies de l'information et des communications dans le cadre de l'enseignement scolaire et de la formation des adultes.

Cette action, qui a commencé il y a quatre ans avec la première Conférence européenne des ministres de l'éducation tenue à Varsovie, est devenue un événement politique très important permettant aux ministres de se rencontrer pour un échange de vues sur des sujets d'intérêt commun, notamment compte tenu du prochain élargissement de l'Union.

RÉUNION DES MINISTRES EUROPÉENS DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR À PRAGUE (18 et 19 MAI 2001)

La présidence a informé le Conseil des résultats de la Conférence des ministres européens de l'enseignement supérieur tenue à Prague les 18 et 19 mai 2001.

La mise en place de cette Conférence avait été décidée par la déclaration de Bologne sur l'enseignement supérieur, qui avait été signée par vingt-neuf ministres européens en juin 1999 et est à la base du "processus de Bologne". La Conférence de Prague visait à évaluer les progrès accomplis en ce qui concerne les objectifs fixés par la déclaration de Bologne et à décider des prochaines mesures à adopter dans le cadre de la création d'un espace européen de l'enseignement supérieur.

Le processus de Bologne va au-delà du cadre de l'UE et s'étend à tous les pays candidats. Son objectif est de renforcer la dimension européenne de l'enseignement supérieur et de favoriser la mobilité des étudiants. Ce processus doit se poursuivre jusqu'en 2010 au rythme d'une réunion tous les deux ans; la prochaine doit avoir lieu à Berlin en 2003.

POINTS D'INFORMATION DE LA COMMISSION

Le Conseil a entendu des informations de la Commission sur les trois sujets suivants:

- Communication sur la coopération avec les pays tiers dans les domaines de l'éducation et de la formation professionnelle

Cette communication devrait être adoptée prochainement par la Commission. Elle examinera les activités possibles dans le cadre de la mondialisation, notamment par le biais de la politique communautaire d'aide au développement.

- Année européenne des langues 2001

L'événement a été lancé en février 2001 à Lund et a remporté un succès considérable. L'Année européenne des langues vise à promouvoir la diversité linguistique et culturelle en Europe et à faire prendre conscience des avantages que procure l'apprentissage des langues.

- Recommandation sur un modèle européen commun de Curriculum Vitae

Le modèle européen commun de Curriculum Vitae correspond à l'un des objectifs mentionnés dans les conclusions du Conseil européen de Lisbonne de mars 2000 et doit être "utilisé sur une base volontaire" par les États membres.

À l'issue des travaux préparatoires réalisés par la Commission et des vastes consultations qui ont eu lieu avec les experts et les utilisateurs potentiels dans les États membres, un projet de modèle de CV a été mis au point. Des adaptations et améliorations finales seront apportées en mai et juin. Une proposition définitive devrait être présentée en octobre 2001.

Le principal objectif d'un modèle commun de CV devrait être d'aider des personnes à indiquer le plus efficacement possible leurs qualifications, compétences et expériences aux employeurs potentiels dans leur pays et à l'étranger. Ce modèle devrait également favoriser le traitement équitable des candidats et il est considéré comme essentiel pour contribuer à renforcer la transparence et améliorer la reconnaissance des qualifications et compétences.

JEUNESSE

TRAVAUX FUTURS DE L'UE DANS LE DOMAINE DE LA JEUNESSE – Conclusions de la présidence

Le Conseil a été informé par la Commissaire REDING du vaste processus de consultation qui a eu lieu au cours de l'année 2000 compte tenu de la réflexion sur la future coopération européenne dans le domaine de la jeunesse. L'exposé de la Commissaire a été suivi par un large débat.

Pendant la discussion, les ministres ont exprimé leur soutien politique unanime à l'élaboration d'un Livre blanc de qualité. Ils ont souligné que les résultats du processus de consultation, y compris les nombreuses et précieuses recommandations formulées par les jeunes eux-mêmes, devraient être pris en compte et que ce processus devrait être poursuivi.

Les ministres ont également donné à la Commission quelques indications quant au contenu possible dudit Livre blanc. Plusieurs ministres ont mentionné l'utilité d'un cadre cohérent pour la politique de la jeunesse au niveau européen. Certains ont insisté à cet égard sur la pertinence de la méthode ouverte de coordination ainsi que sur le recours à l'ordre du jour suivi.

Le président a mis un terme au débat en tirant les conclusions suivantes:

"Les membres du Conseil ont noté avec satisfaction que le processus de consultation ambitieux et intensif concernant le futur Livre blanc de la Commission sur la politique de la jeunesse en Europe avait maintenant atteint son stade final. Ils ont réaffirmé le soutien sans réserve apporté à ce processus par les ministres chargés de la jeunesse et ils ont souligné l'importance de la participation des jeunes en Europe au processus de consultation de ces dix-huit derniers mois. En outre, ils ont observé que ces consultations mettaient en évidence la nécessité d'approfondir la coopération dans le domaine de la jeunesse, tout en respectant le principe de subsidiarité. Les discussions de ce jour ont montré que le Conseil attend avec intérêt les prochaines propositions du Livre blanc, sur lesquelles les membres du Conseil sont prêts à présenter des observations."

LUTTE CONTRE LE RACISME ET LA XÉNOPHOBIE SUR INTERNET - Déclaration

Compte tenu des dangers qu'Internet peut présenter, notamment pour les jeunes, lorsqu'il est utilisé en vue de propager des idées extrémistes et antidémocratiques, le Conseil et les représentants des gouvernements des États membres ont adopté la déclaration concernant la lutte contre le racisme et la xénophobie sur Internet par un travail accru avec les jeunes qui figure ci-après:

"L'Union européenne est fondée sur les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l'homme, des libertés fondamentales et de l'état de droit. La diversité et la tolérance sont des valeurs démocratiques unanimement reconnues et respectées dans chaque État membre.

Des courants antidémocratiques profitant du fait qu'en Europe, les jeunes sont des utilisateurs assidus d'Internet, se servent d'Internet pour communiquer et diffuser leurs messages prônant le racisme, la xénophobie et d'autres formes d'intolérance. Le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise, la créativité et la solidarité sociale des jeunes devraient être mobilisés pour contrecarrer ces attitudes antidémocratiques, qu'elles se manifestent sur Internet ou ailleurs.

L'Europe doit lutter contre toutes les formes de racisme, et de xénophobie et les manifestations d'intolérance connexes aux niveaux local, national, européen et mondial.

Par conséquent,

le Conseil et les représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil,

- se félicitent de la communication de la Commission européenne intitulée "Créer une société de l'information plus sûre en renforçant la sécurité des infrastructures de l'information et en luttant contre la cybercriminalité" (COM(2000) 890 final) et notamment de son initiative visant à étudier les possibilités de lutter contre les activités racistes et xénophobes sur Internet;

- soulignent le rôle et les responsabilités qui incombent aux écoles, aux autres institutions et organisations de jeunesse appropriées pour ce qui est d'encourager les jeunes à s'impliquer directement dans le développement des valeurs démocratiques et de susciter des occasions de promouvoir la démocratie, les droits de l'homme et la tolérance;

- soulignent la nécessité pour les jeunes de se familiariser avec les lois en vigueur relatives à la publication et à la diffusion de documents à caractère raciste et xénophobe sur Internet et de l'importance d'une analyse critique des documents trouvés sur la "toile", les écoles et les autres institutions et organisations appropriées ayant un rôle important à jouer à cet égard;

 

- soulignent qu'il est nécessaire d'impliquer et de former les personnes qui travaillent avec les jeunes afin de renforcer leur prise de conscience et leur compréhension des problèmes liés à l'intolérance et de faire en sorte qu'ils soient plus à même d'appliquer les valeurs démocratiques dans le cadre de leur travail avec les jeunes;

- soulignent l'importance et la nécessité d'un échange d'expériences et d'informations entre les États membres grâce au développement des programmes, réseaux et instances existants, tels que l'Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes, au sein desquels des autorités nationales et locales ainsi que des professionnels s'emploient à mettre au point des bonnes pratiques dans ce domaine et le Plan d'action communautaire visant à promouvoir une utilisation plus sûre d'Internet;

- soulignent que des efforts devraient être déployés pour mobiliser le sens de l'initiative et la créativité des jeunes dans le but de rejeter et de contrecarrer le racisme, la xénophobie et les formes d'intolérance connexes qui peuvent se manifester sur le web;

- soulignent qu'il est nécessaire d'encourager les fournisseurs de service Internet basés sur le territoire de l'Union à mettre en place des dispositifs permettant au public de signaler les contenus à caractère raciste et xénophobe qu'ils rencontrent sur Internet;

- insiste sur la nécessité d'encourager les fournisseurs de service Internet, c'est-à-dire les fournisseurs d'accès et hébergeurs, ainsi que la police et les autorités judiciaires des États membres à coopérer afin de lutter contre la diffusion de documents à caractère raciste et xénophobe sur Internet."

DE L'EXCLUSION À L'ÉMANCIPATION – FAVORISER CHEZ LES JEUNES LE SENS DE L'INITIATIVE, L'ESPRIT D'ENTREPRISE ET LA CRÉATIVITÉ - Résolution

Afin d'insister sur le principe de la participation active des jeunes dans la société et d'une promotion accrue du sens de l'initiative, de l'esprit d'entreprise et de la créativité chez les jeunes, le Conseil et les représentants des gouvernements des États membres ont adopté la résolution suivante:

" I

Le Conseil et les représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil, considérant que:

1. Le traité instituant la Communauté européenne prévoit que l'action de la Communauté vise notamment à favoriser le développement des échanges de jeunes et d'animateurs socio-éducatifs.

2. Le traité a assigné à la Communauté notamment la mission de promouvoir un développement harmonieux, équilibré et durable des activités économiques, un niveau d’emploi et de protection sociale élevé ainsi que le relèvement du niveau et de la qualité de la vie.

3. La promotion de l’emploi, l’amélioration des conditions de vie et de travail ainsi que la lutte contre les exclusions sont mentionnées parmi les objectifs spécifiques des dispositions sociales du traité.

4. Le Parlement européen et le Conseil, par leur décision n° 1031/2000/CE du 13 avril 2000, ont établi le programme d'action communautaire "Jeunesse". L'un des objectifs de ce programme commun vise à encourager l'esprit d'initiative et d'entreprise ainsi que la créativité des jeunes pour leur permettre de s'intégrer activement dans la société.

5. Le 9 novembre 2000, le Conseil et les représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil, ont adopté une résolution relative à l'intégration sociale des jeunes ( 4).

bis. Le 8 février 1999, le Conseil et les ministres chargés de la jeunesse réunis au sein du Conseil ont adopté une résolution relative à la participation des jeunes qui met en avant la question de l'intégration des jeunes dans les institutions de la vie sociale, politique, culturelle et économique.

6. Dans la résolution sur une politique de la jeunesse pour l'Europe, adoptée par le Parlement européen le 9 mars 1999, les États membres et la Commission sont encouragés à agir rapidement pour permettre la validation des acquis de l'éducation et de la formation non formelles et à veiller à leur reconnaissance dans le monde professionnel.

7. Dans les conclusions de la présidence du Conseil européen réuni à Lisbonne les 23 et 24 mars 2000, l'un des objectifs prévoit que les États membres, dans le respect de leurs règles constitutionnelles, ainsi que le Conseil et la Commission, prennent certaines mesures relevant de leurs compétences qui sont nécessaires pour atteindre, notamment, l’objectif consistant à mettre au point un modèle européen commun de curriculum vitae, qui sera utilisé sur une base volontaire pour favoriser la mobilité en aidant les établissements d’enseignement et de formation et les employeurs à mieux évaluer les connaissances acquises. La réalisation de l'objectif prioritaire de mobilité s'appuiera en particulier sur le plan d'action pour la mobilité approuvé par les Chefs d'État et de Gouvernement au Conseil européen de Nice, ainsi que sur le projet de résolution relative à la mobilité dans la Communauté des étudiants, des personnes en formation, des volontaires, des enseignants et des formateurs qu'"il conviendrait d'adopter d'ici à juin 2001", conformément aux conclusions du Conseil européen de Stockholm.

bis. Le mémorandum sur l'éducation et la formation tout au long de la vie, présenté par la Commission européenne au Conseil des ministres "Éducation/jeunesse" du 9 novembre 2000, propose de consulter tous les acteurs impliqués, publics et privés, à partir de six thèmes principaux, dont l'éducation et la formation non formelles et la nécessité d'investir davantage dans les ressources humaines.

8. Par sa décision du 20 décembre 2000, le Conseil a mis en place un programme pluriannuel pour les entreprises et l'esprit d'entreprise, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (2001-2005). ( 5)

9. Dans ses conclusions, le Conseil européen, réuni à Lisbonne les 23 et 24 mars 2000, indique que l'esprit d'entreprise fait partie des cinq compétences de base qui doivent être acquises grâce à l'éducation et à la formation tout au long de la vie.

10. Les lignes directrices pour les politiques de l'emploi en 2001 ( 6) précisent que développer l'esprit d'entreprise et la création d'emplois constitue l'un des quatre piliers.

En conséquence,

II

11. ESTIMENT que le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes constituent une ressource essentielle qu'il conviendrait de mieux promouvoir dans les différentes sphères de la société, pour leur épanouissement personnel et le développement de leur capacité d’intégration dans la vie sociale ainsi que parce qu'il s'agit d'une condition importante nécessaire pour atteindre l'objectif stratégique de l'Union, à savoir devenir l'économie fondée sur la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d'une croissance économique durable, accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale, ( 7)

12. se fÉlicitent à cet égard que les conclusions de Lisbonne insistent sur l'éducation et la formation tout au long de la vie en tant qu'éléments fondamentaux du modèle social européen, ( 8)

13. SOULIGNENT l'importance que revêtent le sens de l'initiative et la créativité des jeunes pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et l'intolérance,

13 bis. insistent sur l'importance que revêtent le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes lorsqu'il s'agit de leur capacité d'éviter l'exclusion sociale, politique et culturelle et de renforcer leur capacité de maîtriser et d'influencer leur propre vie,

14. PRENNENT NOTE des résultats de l'enquête par questionnaire sur l'éducation informelle, dont la présidence française, à la suite des discussions engagées par la présidence portugaise au cours de l'année 2000, avait pris l'initiative le 8 décembre 2000,

15. ConsidÈrent que la promotion du sens de l'initiative, de l'esprit d'entreprise et de la créativité chez les jeunes est un des objectifs de la coopération en matière de jeunesse,

III

Invitent la Commission à insister sur l'importance du sens de l'initiative, de l'esprit d'entreprise et de la créativité chez les jeunes dans le cadre de la coopération européenne en matière de jeunesse, et en particulier:

i) à associer les jeunes eux-mêmes à l'élaboration de la politique communautaire de coopération dans le domaine de la jeunesse, et à considérer leur sens de l'initiative, leur esprit d'entreprise et leur créativité comme autant de ressources pour la société,

i bis) à veiller à ce que la dimension "jeunesse" soit prise en compte dans les actions communautaires concernant le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité,

ii) à rendre compte, dans l'évaluation prochaine du programme "Jeunesse", de la mesure dans laquelle le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes sont encouragés dans le cadre du programme,

iii) à associer les jeunes au développement de la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse et des initiatives en matière d'éducation et de formation non formelles,

iii bis) à prendre tout particulièrement en compte le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes dans l'élaboration de nouvelles stratégies d'éducation et de formation tout au long de la vie,

IV

Invitent les États membres

i) à encourager et à rendre plus visibles dans tous les domaines l'esprit d'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes,

ii) à mieux informer les jeunes des chances et du soutien qui leur sont offerts pour démarrer et développer des activités, notamment des activités sociales, culturelles et industrielles ou commerciales,

iii) à favoriser la participation des élèves ainsi que leur sens de l'initiative et leur créativité en tant que ressource précieuse dans l'enseignement et dans les autres activités scolaires, et contribuer à ce que le système éducatif éveille à la citoyenneté active,

iv) à promouvoir la participation des étudiants à l'enseignement supérieur et à la formation professionnelle, où le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes sont une ressource non seulement dans l'éducation, mais également dans la recherche et dans le cadre des autres activités visant à développer les connaissances,

iv bis) à prendre tout particulièrement en compte le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes dans l'élaboration de nouvelles stratégies tant d'éducation et de formation tout au long de la vie qu'en matière de méthodes d'enseignement, d'éducation et de formation innovantes,

v) à intégrer le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes dans la mise au point, au niveau national, des mesures concrètes que comporteront les politiques pour l'emploi dans le domaine de la jeunesse,

vi) à développer et à favoriser le partage de l'expérience et la diffusion des bonnes pratiques résultant d'initiatives prises par des garçons et des filles, ainsi que de manifestations de leur esprit d'entreprise et de leur créativité dans le cadre de clubs et d'associations, y compris d'organisations pour la jeunesse,

V

Invitent la Commission et les États membres, dans le cadre de leurs compétences respectives,

i) à intégrer et à promouvoir le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes pour lutter contre l'exclusion,

ii) à encourager les initiatives et la créativité des jeunes dans le cadre de la lutte contre le racisme, la xénophobie et l'intolérance,

iii) à favoriser le partage de l'expérience et la diffusion de bonnes pratiques dans le cadre d'activités et de projets conçus en faisant appel au sens de l'initiative, à l'esprit d'entreprise et à la créativité des jeunes,

iv) à encourager le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes en tant que force motrice essentielle dans le cadre de la stratégie visant à créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité en Europe,

v) à tenir compte de l'avis des élèves et des étudiants dans la poursuite de la mise en œuvre des programmes communautaires en matière d'éducation, notamment les programmes Socrates et Leonardo da Vinci, en vue de mettre à profit le sens de l'initiative et la créativité des jeunes,

vi) à promouvoir la recherche et le partage de l'expérience afin d'accroître les connaissances concernant le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes,

vii) à souligner l'importance de l'éducation et de la formation non formelles en tant que moyen d'exprimer et de développer le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes et à encourager les personnes qui se consacrent à l'éducation et à la formation non formelles à partager leur expérience,

viii) à favoriser la coopération existant entre les États membres, la Commission et les organisations internationales, en particulier le Conseil de l'Europe, en matière de recherche, de méthodologie et de modèles d'évaluation relatifs à l'éducation et à la formation non formelles,

ix) à préciser dans quelle mesure et comment est mise à profit la ressource que représentent le sens de l'initiative, l'esprit d'entreprise et la créativité des jeunes dans les projets mis en œuvre avec le soutien des Fonds structurels de l'UE,

x) à faire des jeunes des consommateurs critiques et à prendre particulièrement en compte, dans ce contexte, leur rôle important en tant que consommateurs ainsi que comme praticiens dans des secteurs tels que la musique, le cinéma et autres domaines de la création, et à encourager leur esprit d'entreprise, leur sens de l'initiative et leur créativité dans ces secteurs."

DIVERS

- Cadre d'action global pour les jeunes

Le Conseil a pris note d'une observation formulée par la délégation finlandaise, désireuse de faire appuyer ses efforts en faveur d'une approche globale renforcée permettant d'améliorer la situation des jeunes. La Finlande étudie actuellement les possibilités d'accueillir une conférence des Nations Unies consacrée aux politiques pour la jeunesse.

Le "programme d'action mondial pour la jeunesse à l'horizon 2000 et au-delà" adopté en 1995 par l'ONU constitue le mandat des Nations Unies pour les questions de jeunesse. Les problèmes des jeunes sont abordés dans le cadre de plusieurs conférences et sessions extraordinaires des Nations Unies, mais pas de manière globale et concise. Après la première Conférence mondiale des ministres chargés de la jeunesse tenue à Lisbonne en 1998, l'Assemblée générale des Nations Unies a recommandé que la conférence suivante soit organisée sous l'égide des Nations Unies. Elle a également souligné la nécessité d'une politique de la jeunesse plus cohérente et intersectorielle.

 

POINTS APPROUVÉS SANS DÉBAT

(Les actes adoptés comportant des déclarations au procès-verbal accessibles au public sont signalés par un astérisque; les déclarations en question peuvent être obtenues auprès du Service de presse.)

ACCÈS DU PUBLIC AUX DOCUMENTS

Adoption d'un règlement

Le Conseil a adopté un règlement relatif à l'accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (article 255).

(Cf. communiqué de presse 8441/01 – Presse 169-G)

RECHERCHE

Accord de coopération concernant les systèmes de fabrication intelligents conclu entre la CE et la Corée

Le Conseil a adopté une décision concernant la conclusion au nom de la Communauté européenne d'un échange de lettres rendant compte de l'entente dégagée à propos de l'adhésion de la République de Corée aux principes de coopération internationale en matière d'activités de recherche et de développement dans le domaine des systèmes de fabrication intelligents entre la Communauté européenne et les États-Unis d'Amérique, le Japon, l'Australie, le Canada, la Norvège et la Suisse.

PÊCHE (*)

Participation financière de la Communauté aux régimes de contrôle et de surveillance

Le Conseil a adopté une décision relative à une participation financière de la Communauté à certaines dépenses consenties par les États membres pour la mise en œuvre des régimes de contrôle, d'inspection et de surveillance applicables à la politique commune de la pêche.

Le montant de référence financière destiné à la mise en œuvre de ces mesures est fixé à 105 millions d'euros pour la période allant du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2003.


Footnotes:

( 1) JO L 22 du 24.1.2001, p. 18.

( 2) JO L 22 du 24.1.2001, p. 18.

( 3) JO C 303 du 4.10.1997, p. 5.

( 4) JO C 374 du 28.12.2000, p. 5.

( 5) JO L 333 du 29.12.2000, p. 84.

( 6) JO L 22 du 24.1.2001, p. 18.

( 7) Point 5 des conclusions du Conseil européen de Lisbonne.

( 8) Point 29, 2ème tiret, des conclusions du Conseil européen de Lisbonne.