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2331e session du Conseil – AFFAIRES GÉNÉRALES – Bruxelles, les 26 et 27 février 2001 |
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Présidents: |
Mme Anna LINDH Ministre des affaires étrangères de la Suède M. Leif PAGROTSKY Ministre au ministère des affaires étrangères, chargé du commerce du Royaume de Suède |
SOMMAIRE
PARTICIPANTS 4
POINTS AYANT FAIT L’OBJET D’UN DÉBAT
BALKANS OCCIDENTAUX – Conclusions du Conseil
*Processus de paix au Moyen-Orient – Situation financière de l’Autorité palestinienne
*République démocratique du Congo – Conclusions du Conseil
*Caucase du Sud – Conclusions du Conseil
*Franchise des droits de douane pour les pays les moins avancés
*Divers
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El Salvador *-
Zimbabwe *POINTS APPROUVÉS SANS DÉBAT
*RELATIONS EXTÉRIEURES
*Questions commerciales
*Justice et affaires intérieures
*ÉDUCATION
*NOMINATIONS
*_________________
Pour de plus amples informations, tél. 02-285.64.23 – 02-285.87.04 – 02-285.68.08
Les gouvernements des États membres et la Commission des Communautés européennes étaient représentés comme suit:
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Belgique: |
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M. Louis MICHEL |
Vice-premier Ministre et Ministre des affaires étrangères |
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Danemark : |
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M. Mogens LYKKETOFT |
Ministre des affaires étrangères |
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M. Friis Arne PETERSEN |
Secrétaire d’État |
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Allemagne : |
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M. Joschka FISCHER |
Ministre fédéral des affaires étrangères et Vice-chancelier |
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M. Christoph ZÖPEL |
Ministre adjoint au ministère des affaires étrangères |
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Grèce : |
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M. George PAPANDREOU |
Ministre des affaires étrangères |
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Espagne : |
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M. Josep PIQUÉ I CAMPS |
Ministre des affaires étrangères |
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M. Ramón de MIGUEL y EGEA |
Secrétaire d’État aux affaires européennes |
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France : |
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M. Hubert VEDRINE |
Ministre des affaires étrangères |
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Irlande : |
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M. Brian COWEN |
Ministre des affaires étrangères |
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M. Tom KITT |
Ministre adjoint au ministère de l’entreprise, du commerce et de l’emploi, chargé des questions d’emploi, de la protection des consommateurs et du commerce international |
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Italie : |
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M. Rocco Antonio CANGELOSI |
Directeur général des affaires européennes au ministère des affaires étrangères |
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Luxembourg : |
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M. Nicolas SCHMIT |
Ambassadeur, représentant permanent |
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Pays-Bas : |
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M. Jozias VAN AARTSEN |
Ministre des affaires étrangères |
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M. Dirk BENSCHOP |
Secrétaire d’État aux affaires étrangères |
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Autriche : |
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M. Martin BARTENSTEIN |
Ministre fédéral de l’économie et du travail |
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M. Gregor WOSCHNAGG |
Ambassadeur, représentant permanent |
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Portugal : |
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M. Jaime GAMA |
Ministre des affaires étrangères |
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M. Francisco SEIXAS da COSTA |
Secrétaire d’État aux affaires étrangères |
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Finlande : |
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M. Erkki TUOMIOJA |
Ministre des affaires étrangères |
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M. Kimmo SASI |
Ministre du commerce extérieur et des affaires européennes |
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Suède : |
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Mme Anna LINDH |
Ministre des affaires étrangères |
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M. Leif PAGROTSKY |
Ministre au ministère des affaires étrangères, chargé du commerce |
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M. Hans DAHLGREN |
Secrétaire d’État au ministère des affaires étrangères |
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Royaume-Uni: |
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M. Robin COOK |
Ministre des affaires étrangères et du Commonwealth |
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Commission: |
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M. Pascal LAMY |
Membre |
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M. Chris PATTEN |
Membre |
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Secrétariat général du Conseil : |
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M. Javier SOLANA |
Secrétaire général / Haut représentant pour la PESC |
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Autres participants : |
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M. Hans HAEKERRUP |
Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Kosovo |
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M. Bodo HOMBACH |
Coordinateur spécial pour le Pacte de stabilité |
BALKANS OCCIDENTAUX – Conclusions du Conseil
"Le Conseil a souhaité la bienvenue au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Kosovo, M. Hans Haekkerup, et a déclaré qu’il soutenait sans réserve les efforts que celui-ci déploie pour que la résolution 1244 du Conseil de sécurité soit mise en œuvre intégralement.
Il a souligné qu’il demeurait attaché à un Kosovo démocratique et multiethnique. Le Conseil a vigoureusement condamné le dernier attentat perpétré près de Podujevo contre un convoi d’autobus transportant des Serbes du Kosovo. Cet acte de terrorisme porte un sérieux coup aux intérêts de la population du Kosovo. Il ne saurait être question qu’il compromette les efforts déployés par la communauté internationale pour assurer la mise en œuvre intégrale de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le Conseil a engagé les dirigeants locaux et les communautés concernées à redoubler d’efforts pour instaurer la confiance par un dialogue constructif entre interlocuteurs de bonne foi et pour progresser sur des questions d’intérêt commun. À cet égard, le Conseil a indiqué qu’il appréciait au plus haut point le rôle central joué par la KFOR pour assurer la sécurité et l’ordre public dans la province, ainsi que les efforts qu’elle déploie afin de créer un environnement sûr pour l’ensemble de la population et des communautés du Kosovo. L’UE est prête à continuer de contribuer, notamment par l’intermédiaire de la MINUK, à l’apaisement des tensions par des projets s’adressant à l’ensemble des groupes et minorités ethniques et favorisant le développement économique et une plus grande sécurité. Il a rappelé que les autorités de la RFY et de la Serbie devaient libérer rapidement tous les prisonniers politiques. Il a engagé tous les responsables à communiquer des informations sur les personnes disparues et à créer des conditions permettant le retour, en toute sécurité et dans la dignité, des réfugiés et des personnes déplacées.
Le Conseil s’est félicité de la proposition faite par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, qui estime qu’il convient désormais de mettre en place un cadre juridique pour des institutions provisoires de gouvernement autonome, où les droits des minorités seraient protégés comme il se doit. Le Conseil attend de tous les groupes ethniques du Kosovo qu’ils participent de manière constructive à ce processus. Il est d’accord avec le Représentant spécial pour estimer que la
mise en place du cadre juridique, et en particulier la définition des fonctions et des pouvoirs des organes élus, sont essentielles pour assurer le bon déroulement d’élections dans l’ensemble du Kosovo, conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans ce contexte, le Conseil a souligné la nécessité d’améliorer le système électoral, notamment par la tenue de registres d’état civil et de listes électorales, mis à jour et intégrés, comprenant les réfugiés et les personnes déplacées, de manière à ce que les élections reflètent véritablement la volonté de la population du Kosovo. Le Conseil a également souligné qu’il importait que toutes les communautés
participent au scrutin et que celui-ci puisse se dérouler en toute sécurité. Il a en outre incité les autorités de Belgrade à apporter leur appui au processus électoral et à exercer une influence positive sur les Serbes du Kosovo pour qu’ils y participent.
Le Conseil a rappelé le soutien substantiel que l’UE continue d’apporter à la stabilisation et au développement du Kosovo. Pour assurer l’ordre public, les États membres de l’UE ont fourni la plus importante contribution à la KFOR, ainsi que des policiers et des magistrats; en outre, ils assurent l’essentiel du financement des efforts déployés par l’OSCE en ce qui concerne la mise en place des institutions et la société civile. La Communauté européenne est le premier pourvoyeur d’aide humanitaire et demeure le principal acteur de la reconstruction et du développement économique, non seulement sous l’angle financier mais aussi dans le cadre du quatrième pilier de la MINUK, dont elle assume la responsabilité/direction. Le Conseil a noté qu’une réunion des donateurs pour le Kosovo était prévue à Pristina les 25 et 26 février.
Le Conseil a fait part des préoccupations que lui inspire le degré de tension et de violence dans le sud-est de la Serbie et a condamné les actions menées par des groupes armés composés d’Albanais de souche, qui menacent de déstabiliser la région et entravent la libre circulation des transports et des communications, notamment le couloir paneuropéen. À cet égard, il a également condamné le nombre croissant d’incidents dans l’ARYM et a rappelé qu’il était profondément attaché au principe de l’inviolabilité de toutes les frontières dans la région. Il a invité tous ceux qui sont concernés à isoler les extrémistes, à promouvoir la réconciliation et la coopération multiethnique et à œuvrer de manière constructive à un règlement pacifique du conflit dans le plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RFY. Il a appuyé l’initiative des autorités de Belgrade visant à trouver une solution pacifique et durable à la situation qui prévaut actuellement dans le sud-est de la Serbie. Le Conseil s’est déclaré disposé à continuer à apporter un soutien concret aux efforts visant à parvenir à un règlement pacifique du conflit. Il a souligné l’importance que revêt la présence dans la région d’un nombre accru d’observateurs de l’EUMM, qui apporte une contribution utile à cet égard, et il a indiqué que l’Union européenne était disposée à fournir un nombre substantiel d’observateurs supplémentaires pour autant que leur sécurité soit dûment assurée.
Le Conseil s’est félicité des projets déjà entrepris par la Commission et des États membres pour favoriser le développement de la région et les a invités à envisager d’accroître leur aide.
Le Conseil s’est félicité de la lettre du Secrétaire général/Haut Représentant et lui a demandé de présenter d’urgence un ensemble complet de propositions relatives à l’action à entreprendre par l’UE concernant la vallée de Presevo, en étroite coopération avec la présidence et la Commission, afin d’appuyer le processus dans la région et de contribuer aux efforts internationaux visant à parvenir à une solution pacifique.
Sur proposition du Secrétaire général/Haut Représentant, M. Solana, le Conseil a approuvé la désignation de M. l’Ambassadeur Antóin MAC UNFRAIDH au poste de Chef de l’EUMM."
Processus de paix au Moyen-Orient – Situation financière de l’Autorité palestinienne
Le Conseil a débattu de la situation financière de l’Autorité palestinienne, sur la base d’un rapport établi par M. Patten, membre de la Commission.
Le Conseil a souligné qu’il était nécessaire que l’UE joue un rôle important dans le cadre d’un effort international concerté destiné à éviter un effondrement économique et institutionnel dans les Territoires palestiniens. Il a souligné qu’il convenait d’assurer les conditions nécessaires pour permettre à l’économie palestinienne de fonctionner.
L’Union européenne
– invitera instamment l’Autorité palestinienne à établir, en étroite coordination avec le FMI, un budget restrictif révisé qui puisse servir de base à une aide financière internationale et demandera à l’Autorité de prendre des mesures efficaces pour lutter contre la corruption et favoriser une plus grande transparence démocratique;
– œuvrera d’urgence pour que se tienne une réunion internationale des donateurs, sous les auspices du comité de liaison ad hoc. Dans la perspective de cette réunion, l’UE encouragera d’autres donateurs à s’engager à apporter un soutien financier au budget palestinien;
– utilisera pleinement les fonds disponibles au titre de la facilité de caisse en faveur de l’Autorité palestinienne, dans le cadre d’un effort concerté avec la communauté internationale et dans une optique à long terme.
Le Conseil a invité instamment les deux parties à s’abstenir de tout acte de violence et à reprendre les négociations. Le Conseil a lancé un nouvel appel à Israël pour qu’il cesse immédiatement de bloquer le transfert des recettes fiscales dues à l’Autorité palestinienne et lève les bouclages.
République démocratique du Congo – Conclusions du Conseil
"Le Conseil a examiné l’évolution de la situation en République démocratique du Congo.
Le Conseil a constaté avec satisfaction que les parties se sont engagées solennellement à Lusaka, le 15 février, et à New York, les 21 et 22 février, à relancer la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu de Lusaka, qui constitue la base consensuelle de la paix en RDC et dans la région. Il lance un appel à toutes les parties concernées pour qu’elles prennent immédiatement des mesures qui permettent le désengagement et le retrait en bon ordre de leurs troupes, conformément à l’accord de Lusaka et aux accords de Kampala et de Harare ainsi qu’aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le Conseil s’est félicité de l’adoption de la résolution 1341 approuvant le nouveau concept d’opérations pour la MONUC et souligne qu’il est capital que la MONUC se déploie rapidement afin de vérifier et de superviser le désengagement des troupes, dans la perspective d’un retrait complet, définitif et inconditionnel des troupes étrangères de la RDC, l’objectif final étant le rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ce pays.
Le Conseil a confirmé que l’Union européenne continuerait d’apporter un soutien politique et matériel à la MONUC. L’Union européenne examinera comment elle peut apporter un soutien concret à la force des Nations Unies et à ses contributeurs.
Le Conseil a réaffirmé qu’il importait d’amorcer rapidement le dialogue national, comme prévu dans l’accord de Lusaka. Il s’est félicité que le Président Kabila ait accepté le facilitateur, le Président Masire, et que la RDC ait invité ce dernier à se rendre à Kinshasa. Le Conseil s’est félicité du rôle joué à cet égard par le Président Bongo. Il a rappelé que l’Union européenne et ses États membres ont appuyé le processus du dialogue national et a réaffirmé que l’Union européenne était disposée à maintenir son soutien au cadre institutionnel de celui-ci.
Le Conseil a souligné qu’il importait de désarmer les groupes armés qui opèrent sur le territoire de la RDC ou depuis ce dernier. Il s’est félicité des dispositions de la résolution 1341 du Conseil de sécurité des Nations Unies engageant les parties au conflit à coopérer avec la MONUC à l’élaboration d’un plan de désarmement, de démobilisation et de réintégration de tous les groupes armés visés à l’annexe A, chapitre 9.1, de l’accord de Lusaka. L’Union européenne souhaite coopérer avec la communauté internationale, notamment avec les institutions spécialisées des Nations Unies, à la définition des modalités d’un tel programme. Elle a chargé son Représentant spécial d’engager une réflexion sur la manière de traiter cette question. Le Conseil a réitéré sa demande visant à ce que toutes les parties coopèrent pleinement avec le TPIR.
Le Conseil s’est félicité que les gouvernements de la RDC et du Burundi aient manifesté leur intention de poursuivre leurs discussions, ce qui pourrait faciliter le processus de paix tant en RDC qu’au Burundi.
Le Conseil a souligné la gravité de la situation humanitaire et a pris acte du dernier rapport établi par le Secrétaire général des Nations Unies, qui estime que plus de quatre millions de personnes sont directement touchées par le conflit, y compris les personnes déplacées, dont le nombre est à présent évalué à plus de deux millions et ne cesse d’augmenter, et que la moitié d’entre elles ne peuvent avoir accès à l’aide humanitaire. Le Conseil a demandé instamment à toutes les parties de garantir un accès sûr, rapide et sans entrave à l’aide humanitaire et a déclaré que l’Union européenne était disposée à accroître ses efforts dans ce domaine et à envisager dans la mesure du possible une aide s’inscrivant davantage dans le long terme. Le Conseil a salué les efforts déployés par la Commission de l’Union européenne.
Le Conseil s’est déclaré profondément préoccupé par la persistance de graves violations des droits de l’homme en RDC et a pris acte du dernier rapport en date du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en RDC. Il a rappelé aux gouvernements concernés qu’il est de leur devoir de veiller à ce que leurs propres forces armées, ainsi que les forces armées qu’ils contrôlent de facto, respectent les droits de l’homme et qu’ils devront répondre de tout manquement à cet égard.
Le Conseil s’est déclaré consterné par la poursuite du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats dans le conflit. Il a engagé toutes les parties à mettre immédiatement un terme à cette pratique et s’est félicité de la demande formulée dans la résolution 1341 du Conseil de sécurité des Nations Unies visant à ce que le Représentant spécial pour la protection des enfants en période de conflit armé soit chargé de chercher à atteindre cet objectif en priorité.
Le Conseil s’est félicité que le gouvernement de la RDC, outre qu’il s’est déclaré résolu à mettre en œuvre l’accord de Lusaka, ait aussi annoncé des réformes économiques. Si ces intentions se traduisent dans les faits, l’Union européenne est disposée à engager avec la RDC un débat de fond concernant une reprise progressive de la coopération au développement. À cet égard, le Conseil se félicite des contacts pris par le Président de la RDC avec les institutions financières internationales et souligne le rôle essentiel joué par ces dernières en ce qui concerne les réformes économiques en RDC.
Le Conseil examinera les mesures qui pourraient être imposées si les parties ne respectaient pas leurs engagements au titre de l’accord de Lusaka et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies."
Caucase du Sud – Conclusions du Conseil
"La visite effectuée par la Troïka ministérielle en Arménie, en Géorgie et en Azerbaïdjan les 20 et 21 février 2001 a témoigné de l’importance que l’UE attache au renforcement des relations avec le Caucase du Sud, en vue de promouvoir la paix, la stabilité, la prospérité et la coopération régionale.
L’UE est désireuse de jouer un rôle politique plus actif dans la région. Le Conseil se félicite de l’accueil chaleureux que les trois pays ont réservé à la Troïka, dont la visite a été perçue comme un signe du grand intérêt que l’UE continue de porter à la région. Les trois pays se sont déclarés favorables à un renforcement du rôle de l’UE dans le Caucase du Sud. En étroite coopération avec les parties, les organisations internationales compétentes et les pays de la région, l’UE recherchera de nouveaux moyens lui permettant d’appuyer les efforts visant à prévenir et à régler les conflits dans la région, ainsi que l’action de reconstruction après ces conflits. Une attention particulière devrait être accordée au renforcement de la coopération avec l’OSCE, les Nations Unies et le Conseil de l’Europe.
Dans ce contexte, l’UE renforcera le dialogue politique bilatéral et multilatéral avec les pays du Caucase du Sud. Elle intensifiera également le dialogue politique avec la Russie, la Turquie, l’Iran et les États-Unis concernant la région.
L’UE continue d’aider la région, en étroite coordination avec les organisations internationales compétentes et les institutions financières internationales. L’octroi effectif de son aide est toutefois lié à l’évolution des processus de paix dans la région.
Le Conseil a invité ses instances compétentes, assistées du SG/HR, ainsi que la Commission, à formuler des recommandations en vue de la mise en œuvre d’une politique renforcée de l’Union européenne, sur la base des travaux de préparation et des résultats de la visite effectuée par la Troïka, et à présenter un rapport dans les délais voulus pour les Conseils de coopération avec la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui doivent se tenir sous la présidence belge."
Franchise des droits de douane pour les pays les moins avancés
Le Conseil a adopté à la majorité qualifiée un règlement visant à étendre aux produits originaires des pays les moins avancés la franchise des droits de douane sans aucune limitation quantitative (la proposition dite "Tous les produits sauf les armes").
Cette mesure, qui apporte un plus non négligeable aux pays les moins avancés (PMA), représente aussi un signe concret de la bonne volonté politique de l’UE à l’égard des PMA dans le cadre des préparatifs du prochain cycle de négociations de l’OMC et dans la perspective de la Conférence des Nations Unies sur les PMA que l’UE accueillera à Bruxelles en mai 2001.
Le règlement, qui entre en vigueur le 5 mars 2001, prévoit pour les 48 pays les plus pauvres une franchise totale des droits de douane à l’entrée des marchés de l’UE et couvre tous les produits à l’exception des armes. En ce qui concerne les trois produits "sensibles" (bananes, riz et sucre), les éléments essentiels du règlement sont:
– pour les bananes, libéralisation intégrale en 2006;
– pour le sucre, libéralisation intégrale au 1er juillet 2009;
– pour le riz, libéralisation intégrale au 1er septembre 2009;
– octroi de contingents à droit nul pour le riz et le sucre pendant la période intérimaire précédant la libéralisation. Ces contingents seront calculés sur la base des meilleurs niveaux d’exportation des PMA au cours des années quatre-vingt-dix, majorés de 15 %. Ils seront augmentés de 15 % par an pendant la période intérimaire;
– réduction des droits pendant la période intérimaire selon les modalités suivantes:
= bananes: réduction de 20 % par an à partir de janvier 2002
= riz: réduction de 20 % au 1er septembre 2006
réduction de 50 % au 1er septembre 2007
réduction de 80 % au 1er septembre 2008
= sucre: réduction de 20 % au 1er juillet 2006
réduction de 50 % au 1er juillet 2007
réduction de 80 % au 1er juillet 2008.
Le règlement représente un effort considérable de la part de la Communauté en vue de faciliter l’intégration sans heurts des PMA dans l’économie mondiale. L’octroi du régime est soumis au strict respect, par les pays bénéficiaires, de l’ensemble des dispositions applicables en la matière, notamment en ce qui concerne les règles d’origine.
Le Conseil a décidé que la Commission suivra la mise en œuvre des dispositions applicables, dans l’objectif de détecter et de traiter toute difficulté dès que possible. Dans ce contexte, la Commission examinera dans quelle mesure les PMA tirent profit de la libéralisation introduite par le règlement. Elle examinera également si les instruments disponibles sont aptes à traiter, si nécessaire, toute perturbation grave des marchés communautaires et de leurs mécanismes régulateurs, notamment en ce qui concerne le riz, le sucre et la banane. À la lumière de cet examen, la Commission soumettra, en 2005, un rapport assorti, le cas échéant, de propositions pertinentes.
Le Conseil a également décidé que, si les importations des produits sensibles provoquent des perturbations graves des marchés communautaires et de leurs mécanismes régulateurs, la Commission peut suspendre les préférences accordées pour les produits concernés, conformément à la procédure définie dans une clause de sauvegarde.
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El SalvadorM. Josep PIQUÉL, ministre espagnol des affaires étrangères, a attiré l’attention du Conseil sur la situation difficile que connaît le Salvador suite à la série de tremblements de terre qui a frappé ce petit pays au cours des six dernières semaines.
Le Conseil a invité les États membres et la Commission à aider sans relâche le Salvador et à coordonner étroitement leur action dans la région. Dans ce contexte, il s’est félicité de la réunion du Groupe consultatif sur le Salvador qui doit avoir lieu le 7 mars à Madrid, et a insisté sur la nécessité de coordonner efficacement l’aide internationale.
Le Conseil a procédé à un bref échange de vues sur le Zimbabwe après que M. Robin COOK, ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni, eut fait le point sur la détérioration de la situation dans ce pays au cours des dernières semaines.
Le Conseil fera le nécessaire pour proposer au gouvernement du Zimbabwe un dialogue global et équilibré. Le Conseil reviendra à cette question en temps voulu.
Stratégies communes – Conclusions du Conseil
Le Conseil s’est félicité du rapport sur les stratégies communes établi par le Secrétaire général/Haut représentant, qu’il considère comme une contribution précieuse à sa réflexion sur les moyens d’accroître l’efficacité de l’action extérieure de l’Union.
Les stratégies communes sont un instrument important pour promouvoir de manière plus cohérente les intérêts de l’Union. Toutefois, leur potentiel devrait être encore développé et des efforts plus importants devraient être déployés pour améliorer leur mise en œuvre.
Dans le souci de mieux tirer parti des stratégies communes actuelles et futures, le Conseil est convenu que les orientations ci-après s’appliqueraient:
– Les stratégies communes devraient apporter une valeur ajoutée évidente, préalablement identifiée, notamment améliorer la cohérence et la coordination des politiques extérieures, aux niveaux tant bilatéral que multilatéral.
– Les stratégies communes devraient être davantage axées sur des sujets et des thèmes clairement identifiés. Elles devraient viser des objectifs précis, bien définis et vérifiables. Le SG/HR et la Commission devraient chacun jouer un rôle central à cet égard.
– Les stratégies communes devraient viser à assurer une utilisation plus cohérente de l’ensemble des moyens et ressources appropriés dont disposent l’Union, la Communauté et les États membres, et notamment à déboucher sur une mise en œuvre par des positions communes et des actions communes adoptées à la majorité qualifiée.
– Les progrès réalisés dans la mise en œuvre d’objectifs vérifiables devraient être évalués régulièrement et les adaptations qui s’avèrent nécessaires devraient être opérées. Dans le cadre de sa responsabilité générale, le Conseil assurera en particulier un suivi attentif de la mise en œuvre et fera notamment un bilan annuel en janvier, sur la base des contributions du SG/HR et de la Commission, qui devraient chacun jouer un rôle actif dans la mise en œuvre.
Le Conseil attend avec intérêt de nouvelles recommandations du SG/HR et de la Commission sur les moyens d’améliorer la mise en œuvre des stratégies communes existantes.
Création d’un mécanisme de réaction rapide
Le Conseil a arrêté un règlement portant création d’un mécanisme de réaction rapide (MRR).
Le MRR doit permettre à la Communauté de répondre, de façon rapide, efficace et souple, à des situations d’urgence ou de crise, ou à des menaces de crise. Il se fonde sur un grand nombre d’instruments juridiques communautaires existants, aussi bien "géographiques" que "sectoriels" (par exemple, l’aide alimentaire, la reconstruction, les ONG, etc.).
Les actions dans le cadre du MRR peuvent être entreprises si:
a) l’action envisagée est immédiate et ne peut être entamée dans un délai raisonnable sous couvert des instruments juridiques existants, eu égard la nécessité d’agir rapidement;
b) l’action est limitée dans le temps.
Dans des circonstances particulières de sécurité et de gestion de crise, la Commission peut décider que l’intervention au titre du mécanisme de réaction rapide sera conjuguée à l’action ECHO.
Le mécanisme de réaction rapide peut être déclenché lorsqu’apparaissent, dans les pays bénéficiaires concernés, une situation de crise réelle ou naissante, une situation menaçant l’ordre public, la sécurité et la sûreté des personnes, une situation menaçant de dégénérer en un conflit armé ou menaçant de déstabiliser le pays et si une telle situation est de nature à porter atteinte aux bénéfices des politiques et programmes d’assistance et de coopération, à leur efficacité et/ou aux conditions de bonne exécution.
Chaque année, l’autorité budgétaire fixe un plafond global pour le financement des interventions prévues au titre du règlement, dans la limite des perspectives financières. La Commission a fait état d’un budget probable de 20 millions d’euros en 2001 et de 25 millions d’euros en 2002.
Turquie – Partenariat pour l’adhésion
Le Conseil a arrêté un règlement concernant l’assistance à la Turquie dans le cadre de la stratégie de préadhésion, et notamment l’instauration d’un partenariat pour l’adhésion.
Le partenariat, et notamment ses objectifs intermédiaires, visent à aider la Turquie à se préparer à l’adhésion à l’intérieur d’un cadre de convergence économique et sociale, et à élaborer son programme national d’adoption de l’acquis ainsi qu’un calendrier approprié de mise en œuvre.
Le partenariat pour l’adhésion prévoit un cadre unique couvrant:
– les priorités, fixées dans l’analyse de la situation de la Turquie, qui doivent guider la préparation à l’adhésion, compte tenu tant des critères politiques et économiques que des obligations incombant à un État membre de l’Union européenne, selon la présentation qu’en a faite le Conseil européen,
– les ressources financières destinées à aider la Turquie, au cours de la période de préadhésion, à mettre en application les priorités mises en évidence.
Le moment venu, le Conseil définira les principes, les priorités, les objectifs intermédiaires et les conditions du partenariat pour l’adhésion tel qu’il sera présenté à la Turquie et, sur la base de ces décisions, la programmation des ressources financières accordées dans le cadre du partenariat pour l’adhésion sera effectuée.
Il est rappelé que les chefs d’État et de gouvernement, lors du Conseil européen d’Helsinki des 10 et 11 décembre 1999:
– ont réaffirmé le caractère inclusif du processus d’adhésion, qui regroupe aujourd’hui 13 pays candidats dans un cadre unique;
– ont déclaré que la Turquie était un État candidat qui avait vocation à rejoindre l’Union sur la base des mêmes critères que ceux qui s’appliquent aux autres pays candidats et que, dans le cadre de la stratégie européenne actuelle, la Turquie, comme les autres pays candidats, bénéficierait d’une stratégie de préadhésion visant à encourager et appuyer ses réformes;
– ont indiqué que, sur la base des conclusions des Conseils européens précédents, un partenariat pour l’adhésion serait instauré en faveur de la Turquie, qui définirait les volets prioritaires des préparatifs à l’adhésion, à la lumière des critères politiques et économiques et des obligations auxquelles un État membre doit satisfaire.
Le Conseil "Affaires générales" a décidé, le 9 octobre 2000, de lever toutes les sanctions imposées à l’encontre de la RFY depuis 1998, à l’exception des mesures à l’encontre de l’ancien président de la RFY, M. Slobodan Milosevic, et des personnes qui lui sont associées. Par conséquent, le Conseil a décidé, le 10 novembre 2000, de procéder à une première réduction du nombre des personnes visées par les mesures restrictives qui avaient été maintenues. Ces mesures restrictives consistent en une interdiction de délivrance de visa, un gel des avoirs personnels et l’interdiction de procéder à toute transaction financière avec les personnes concernées.
Dans ses conclusions du 22 janvier 2001, le Conseil s’est félicité que les élections législatives tenues en Serbie en décembre se soient déroulées de manière libre et régulière. Les résultats de ces élections confirment que la population de la Serbie est déterminée à poursuivre le processus de consolidation de la démocratie dans le pays.
Afin de progresser sur la voie de la normalisation des relations de l’UE avec la RFY, le Conseil a décidé aujourd’hui de limiter les mesures restrictives décrétées à l’encontre de la RFY qui visent désormais essentiellement l’ancien président de la RFY, M. Slobodan Milosevic, sa famille, quatre personnes inculpées par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) au même titre que Slobodan Milosevic (Milutinovic, Sainovic, Ojdanic et Stoljilkovic) ainsi que trois anciens officiers de l’armée nationale yougoslave inculpés par le TPIY pour avoir commis des atrocités à l’encontre de civils à Vukovar (Mrksic, Radic, Slivancanin).
Le Conseil réexaminera ces mesures restrictives en tant que de besoin.
Association des pays et territoires d’outre-mer
Le Conseil a arrêté une décision prorogeant jusqu’au 1er décembre 2001 la décision 91/482/CEE relative à l’association des pays et territoires d’outre-mer (PTOM).
La décision a été prise pour éviter un vide juridique étant donné qu’il n’était pas possible, sur la base de la proposition de la Commission du 27 novembre 2000, de parvenir à un accord sur les nouvelles propositions régissant cette association avant la date d’expiration du régime actuel fin février 2001.
Bangladesh – Accord en matière de partenariat et de développement
Le Conseil a arrêté une décision relative à la conclusion de l’accord de coopération entre la Communauté européenne et la République populaire du Bangladesh en matière de partenariat et de développement, signé à Bruxelles le 22 mai 2000.
Le gouvernement du Bangladesh ayant déjà notifié à la Communauté européenne que, de son côté, aucune formalité autre que la signature n’est nécessaire, l’accord entrera en vigueur le premier jour du mois suivant la date à laquelle la décision du Conseil de ce jour aura été notifiée au Bangladesh.
Relations avec la Russie – Kaliningrad
Le Conseil a favorablement accueilli la communication de la Commission du 17 janvier, intitulée "L’UE et Kaliningrad", qui constitue une bonne base pour développer la coopération entre l’UE, la Russie et les États voisins, de manière à aborder des problèmes touchant plus particulièrement la région de Kaliningrad et concernant la circulation des marchandises et des personnes, l’approvisionnement en énergie, la pêche, le développement économique, la gestion des affaires publiques, la démocratie et l’état de droit, l’environnement et la santé. Il a donc décidé, sur le plan de la procédure:
– de prendre note des premières discussions qui ont lieu au niveau de la présidence, de la Commission et du Secrétariat au sujet de Kaliningrad dans le cadre du processus de consultation devant aboutir à la Conférence des ministres des affaires étrangères consacrée à la dimension septentrionale, qui se tiendra à Luxembourg le 9 avril 2001;
– d’inviter le groupe "Europe orientale et Asie centrale" de se charger de toute la préparation des positions de l’UE concernant Kaliningrad;
– de charger le groupe "Europe centrale" d’examiner les parties pertinentes de la communication, en vue notamment de déterminer les possibilités d’une coopération accrue avec la Pologne et la Lituanie, et de présenter un rapport en temps utile, avant le Conseil de coopération avec la Russie, qui se tiendra le 10 avril 2001;
– de noter que la présidence peut, si elle l’estime nécessaire, demander également à d’autres organes du Conseil de contribuer à l’élaboration d’une position de l’UE concernant Kaliningrad;
– de se réjouir à la perspective de discussions avec la Russie sur la situation de Kaliningrad dans le cadre de l’APC, à savoir dans les sous-comités concernés et lors de la quatrième session du Conseil de coopération, qui se tiendra prochainement;
– de prendre note de l’intention de la présidence de revenir sur cette question au niveau du Conseil dans le but de définir d’autres positions de l’UE.
Afghanistan – Mesures restrictives supplémentaires à l’encontre des Taliban
Le Conseil a arrêté une position commune concernant des mesures restrictives supplémentaires à l’encontre des Taliban et modifiant la position commune 96/746/PESC.
L’objectif de cette position commune est de renforcer les sanctions à l’encontre des Taliban et des personnes qui leur sont associées, sur le territoire de l’Afghanistan sous le contrôle des Taliban. Elle prévoit un embargo sur les armes, une interdiction des vols, ainsi que le gel des fonds et autres actifs financiers détenus par les Taliban à l’étranger. Elle prévoit également la fermeture de tous les bureaux des Taliban et de la compagnie aérienne Ariana Afghan Airlines dans l’UE et l’interdiction de la vente d’anhydride acétique chimique à toute personne se trouvant sur le territoire de l’Afghanistan sous le contrôle des Taliban.
Le Conseil et les représentants des gouvernements des États membres réunis au sein du conseil ont adopté la résolution ci-après sur le renforcement des capacités de l’Union européenne dans le domaine de la protection civile:
"LE CONSEIL ET LES REPRÉSENTANTS DES GOUVERNEMENTS DES ÉTATS MEMBRES, RÉUNIS AU SEIN DU CONSEIL,
1. CONVAINCUS que la série interminable de catastrophes naturelles, technologiques ou d’origine humaine, qui frappent l’Union européenne et les pays tiers appellent un renforcement et une plus grande efficacité des capacités de l’Union européenne et des États membres dans le domaine de la protection civile;
2. ESTIMANT que, sans préjudice des responsabilités des États membres, la Communauté devrait promouvoir une combinaison appropriée de l’état d’alerte et de la prévention, la collecte et la diffusion efficaces d’informations et d’expériences, la coordination des moyens existant aux niveaux national et communautaire ainsi que la coopération entre les États membres, particulièrement lorsque les catastrophes sont d’une ampleur dépassant la capacité d’intervention des États membres individuels;
3. SOULIGNANT le fait que les programmes d’action communautaires dans le domaine de la protection civile, institués par la décision 98/22/CE ( 1) et par la décision 1999/847/CE ( 2) du Conseil, contribuent à améliorer l’utilisation et l’intégration des ressources des États membres et complètent les mesures adoptées en réponse aux précédentes résolutions du Conseil et des États membres ( 3);
4. CONSIDÉRANT qu’il convient de compléter les résolutions précédentes par la présente résolution en tenant en compte des développements récents, notamment dans le domaine de la gestion non militaire des crises dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC);
5. SOULIGNENT que la souplesse qui a été inscrite dans les programmes d’action communautaires devrait faciliter l’adaptation des actions envisagées au niveau communautaire et au niveau des États membres aux priorités qui évoluent dans le domaine de la protection civile, entre autres par une meilleure intégration des objectifs de protection civile dans d’autres politiques et actions telles que la protection de l’environnement, et devrait renforcer le rôle des moyens de protection civile dans les aspects civils de la gestion des crises.
6. INFORMATION/ÉDUCATION/COMMUNICATION
ATTIRENT à cet égard L’ATTENTION sur
a) le vade-mecum de la protection civile dans l’Union européenne, qui inclut, entre autres, une description de l’organisation nationale de la protection civile, les textes juridiques pertinents ainsi que les méthodes d’intervention d’urgence, tout en CONSTATANT qu’il est nécessaire de l’actualiser et de le compléter à plusieurs égards;
b) la valeur ajoutée du cadre communautaire pour les contacts entre correspondants nationaux;
c) la nécessité de faire davantage appel aux systèmes d’information et de télécommunications avancés afin de donner accès à des informations actualisées concernant les catastrophes;
d) l’importance de mettre au point des initiatives visant à accroître le niveau d’autoprotection des citoyens telles que des campagnes d’information de la protection civile et des initiatives visant à accroître l’information, l’éducation et la sensibilisation, à l’intention du public et plus particulièrement des jeunes;
e) l’intérêt qu’il y a à échanger des personnes responsables de la protection civile dans le cadre de programmes de formation, notamment au cours d’exercices de simulation, et à faciliter la mise en commun des expériences des personnes qui travaillent pour la protection civile;
f) la nécessité de faire progresser plus rapidement la coopération entre les écoles et les centres nationaux de formation actifs dans le domaine de la protection civile;
g) l’importance d’évaluer l’expérience acquise dans le secteur du volontariat par les organisations non gouvernementales et d’autres associations privées engagées dans la protection civile afin de mieux tirer parti de leurs ressources et de renforcer la contribution qu’elles peuvent apporter aux activités ayant trait à la protection civile.
7. ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES ET INSTRUMENTS
SOULIGNENT
a) les progrès accomplis en ce qui concerne les mécanismes d’assistance entre les États membres et les organisations chargées de la protection civile;
b) l’intérêt du manuel opérationnel communautaire qui répertorie les points de contact nationaux et communautaires et les points d’accès à l’expertise relative à certains domaines d’intervention, ainsi que les registres des moyens qui sont disponibles dans chaque État membre et les procédures et arrangements établis pour la mise à disposition de ces ressources, le tout contribuant à améliorer la coordination entre les États membres;
c) l’importance du service opérationnel offrant une permanence 24 heures sur 24 assuré par la Commission et des arrangements avec la Commission relatifs au détachement d’experts,
d) l’utilité du numéro d’appel d’urgence commun 112 instauré par la décision 91/396/CEE du Conseil du 29 juillet 1991 relative à la création d’un numéro d’appel d’urgence unique européen ( 4);
e) le rôle du réseau permanent des correspondants nationaux pour assurer la cohérence de la coopération communautaire et la collecte d’informations sur l’aide disponible dans chaque État membre en cas de catastrophe;
f) le rôle important que les directeurs généraux de la protection civile ou leurs homologues peuvent jouer pour fixer des priorités-clés et des objectifs communs et pour assurer un niveau élevé de coordination, notamment lors de leurs réunions régulières.
8. COOPÉRATION INTERNATIONALE
a) SOULIGNANT que la coordination des mesures prises au niveau international, par exemple dans le cadre de l’ONU, de l’OSCE et de l’OTAN, devrait être renforcée afin de rationaliser l’utilisation des ressources nécessaires pour la mise en œuvre de ces mesures; prenant acte de l’intention des États membres et de la Commission de prendre des initiatives visant à éviter les doubles emplois et à faire en sorte que les compétences soient utilisées le plus efficacement possible;
b) NOTENT que les pays de l’AELE participent à différentes activités au titre du programme d’action communautaire;
c) SE FÉLICITENT de l’entrée en vigueur, le 19 avril 2000, de la convention ONU/ECE sur les effets transfrontières des accidents industriels;
d) INSISTENT pour que la résolution du Conseil et des représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil, du 9 décembre 1999 relative à la coopération en matière de protection civile avec les pays candidats d’Europe centrale et orientale et Chypre ( 5) soit rapidement mise en œuvre, en ce qui concerne notamment les échanges d’informations entre eux, y compris en matière de manuels opérationnels. ESTIMENT que le même traitement devrait être réservé aux autres pays qui sont candidats à l’adhésion à l’Union européenne;
e) INVITENT la Commission et les États membres à poursuivre le projet pilote sur la protection civile, lancé dans le cadre de la stratégie euroméditerranéenne et à rechercher les voies et moyens qui permettront de renforcer la coopération dans le cadre de cette stratégie;
f) INVITENT AUSSI la Commission et les États membres à étudier les voies et moyens pour instituer une action similaire par le truchement d’un programme EUROBALTIC pour la coopération en matière de protection civile dans la région de la mer Baltique et de la mer de Barents.
9. MOYENS DE PROTECTION CIVILE DANS LE CADRE DE LA GESTION DES CRISES
a) NOTANT que, pour mettre en œuvre le plan d’action en vue de la gestion non militaire des crises, esquissé par le Conseil européen d’Helsinki de décembre 1999, il faudra peut-être utiliser les moyens de protection civile et que, par conséquent, il faudrait garantir que la cohérence interpiliers est visée.
b) SE FÉLICITENT de la priorité accordée à la protection civile dans l’étude des objectifs concrets des aspects civils de la gestion des crises, qui a été présentée au Conseil européen de Feira des 19 et 20 juin 2000;
c) PRENNENT NOTE de la décision du Conseil du 22 mai 2000 instituant un comité chargé des aspects civils de la gestion des crises ( 6);
d) RECOMMANDENT que les ressources ou les moyens de protection civile des États membres puissent être utilisés dans le cadre de la gestion de crises à l’appui de la PESC, après leur examen par les organes compétents."
Cour des comptes – Rapport spécial 12/2000
Le Conseil a adopté des conclusions concernant le rapport spécial n° 12/2000 de la Cour des comptes relatif à la gestion par la Commission du soutien apporté par l’Union européenne au développement des droits de l’homme et de la démocratie dans les pays tiers dans le cadre du B7-7 entre 1994 et 1998, dans lequel la Cour des comptes recommande certaines inflexions dans la gestion par la Commission de l’initiative européenne dans ce domaine.
Espace économique européen – Décisions du Comité mixte
Le Conseil a approuvé, au nom de l’UE, deux projets de décisions du Comité mixte de l’EEE modifiant:
– l’annexe II (réglementations techniques, normes et certification) et l’annexe XI (services de télécommunications) en y ajoutant l’acquis récemment adopté dans ces domaines (directive 98/48/CE du Parlement européen et du Conseil du 20 juillet 1998 portant modification de la directive 98/34/CE prévoyant une procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques);
– l’annexe IX (services financiers) en y ajoutant l’acquis adopté récemment dans ce domaine (directive 2000/12/CE du Parlement européen et du Conseil du 20 mars 2000 concernant l’accès à l’activité des établissements de crédit et son exercice).
Le Conseil a arrêté un règlement concernant la mise en œuvre de projets visant à promouvoir la coopération et les relations commerciales entre l’UE et les pays industrialisés d’Amérique du Nord, d’Extrême-Orient et d’Australasie.
Ce projet vise notamment à établir une ligne budgétaire unique pour financer les activités ayant trait à la promotion de la coopération et des relations commerciales avec les États-Unis, le Canada, le Japon, la République de Corée, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ces activités ont été jusqu’à ce jour financées au titre d’une série de lignes budgétaires.
Le Conseil a adopté les décisions relatives à la signature de deux protocoles additionnels aux accords européens établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et respectivement la Hongrie et la République tchèque, d’autre part, sur l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels.
Ces deux protocoles ont été signés aujourd’hui, le 26 février (cf. communication à la presse 6512/01 Presse 67).
Conseils d’association avec les pays baltes
Le Conseil a déterminé la position de l’Union européenne en vue de la 4e session du Conseil d’association, qui doit se tenir le 27 février 2001:
– avec l’Estonie (cf. communication à la presse UE-EE 807/01 Presse 71)
– avec la Lettonie (cf. communication à la presse UE-LV 855/01 Presse 72)
– avec la Lituanie (cf. communication à la presse UE-LT 907/01 Presse 73).
Le Conseil a déterminé la position de l’Union européenne pour la première réunion du Conseil conjoint UE-Mexique mis en place par l’accord de partenariat économique, de coordination politique et de coopération, entré en vigueur le 1er octobre 2000, qui se tiendra le 27 février (cf. communication à la presse UE-MX 3856/01 Presse 74).
Relations avec la Bulgarie, la Hongrie et la Roumanie – vins et spiritueux
Le Conseil a arrêté un règlement relatif à la conclusion d’accords sous forme d’échanges de lettres entre la Communauté européenne et la République de Bulgarie, la République de Hongrie et la Roumanie concernant l’établissement de concessions commerciales préférentielles réciproques pour certains vins et spiritueux et modifiant le règlement (CE) n° 933/95.
La Communauté a conclu en 1993 avec chacun des trois pays précités deux accords concernant l’établissement réciproque de contingents tarifaires pour certains vins, d’une part, et la protection réciproque et le contrôle des dénominations de vins, d’autre part. Les accords sur les contingents tarifaires, qui devaient initialement prendre fin le 31 décembre 1997 pour la Bulgarie et la Roumanie, et le 31 décembre 1998 pour la Hongrie, ont finalement été prorogés jusqu’au 31 décembre 2000.
En décembre 1998, le Conseil a autorisé la Commission à entamer avec chacun de ces pays des négociations pour un nouvel accord, sous forme d’un protocole additionnel à l’Accord européen, qui remplacerait les deux accords existants et dont le champ d’application serait étendu au secteur des spiritueux. Ces négociations sont désormais terminées. Dans l’attente de la procédure d’adoption des nouveaux protocoles, et afin de ne pas interrompre le régime d’échanges préférentiels, la Commission a également négocié avec les trois pays en question des accords sous forme d’échanges de lettres visant à mettre d’ores et déjà en vigueur les concessions commerciales qui seront incluses dans les protocoles. La présente proposition vise la conclusion de ces échanges de lettres, ainsi que les dispositions internes nécessaires pour leur mise en œuvre (adaptations du règlement n° 933/95).
Textiles – accès au marché (Sri Lanka)
Le Conseil a pris une décision relative à la signature, au nom de la Communauté européenne, d’un accord sous forme de protocole d’accord entre la Communauté européenne et la République socialiste démocratique de Sri Lanka concernant des arrangements dans le domaine de l’accès au marché des produits textiles et d’habillement, et autorisant son application provisoire.
En vertu de l’accord, le Sri Lanka:
– consolidera, dans le cadre de l’OMC, ses droits à l’importation de produits textiles et d’habillement aux taux que l’Union européenne juge appropriés pour les pays en développement, sauf quelques rares exceptions;
– ramènera ses droits au niveau des nouveaux droits consolidés lorsqu’ils leur sont supérieurs;
– s’engage à ne pas appliquer, dans ce secteur, des droits plus élevés que les droits actuels ("clause de statu quo") lorsque ces derniers sont inférieurs aux droits consolidés.
En vertu de l’accord, la Communauté européenne:
– suspendra l’application des quatre catégories de restrictions quantitatives actuellement en vigueur (catégories 6, 7, 8 et 21) lorsque le Sri Lanka aura notifié à l’OMC les taux consolidés convenus et qu’il les appliquera;
– conserve le droit de rétablir le régime de contingents au niveau applicable pour l’année en question si le Sri Lanka ne respecte pas les engagements susmentionnés ou les obligations non tarifaires énoncées dans l’accord.
L’accord soumet également certaines catégories de produits textiles et d’habillement importés du Sri Lanka dans la Communauté européenne (couvrant un éventail de produits plus large que les contingents antérieurs) à un système de double contrôle. Il impose en outre aux parties de ne pas introduire d’obstacles non tarifaires aux échanges de produits textiles et d’habillement. Il prévoit des consultations périodiques ainsi que des consultations sur libre demande des parties portant sur l’une quelconque de ses dispositions et dispose que les parties coopéreront pleinement pour toute notification qui doit être faite à l’OMC ou à l’un de ses organes.
Textiles – régime commun applicable aux importations provenant de pays tiers
Le Conseil a décidé de modifier le règlement (CEE) n° 3030/93 relatif au régime commun applicable aux importations de certains produits textiles originaires des pays tiers.
Les modifications portent sur les aspects suivants:
a) donner aux autorités compétentes la possibilité de demander à céder ces produits à l’intérieur de la Communauté, sous réserve de l’avis des États membres;
b) obliger les importateurs à indiquer aux autorités de l’État membre s’ils ont épuisé les autorisations d’importation;
c) les aspects liés à la comitologie doivent être mis en conformité avec la décision 1999/468/CE du Conseil, du 28 juin 1999, fixant les modalités de l’exercice des compétences d’exécution conférées à la Commission;
d) la délivrance de licences par voie électronique, sans circulation d’imprimés.
Textiles – commerce des produits textiles (Bosnie-et-Herzégovine)
Le Conseil a arrêté une décision sur la signature et l’application provisoire de l’accord sur le commerce des produits textiles entre la Communauté européenne et la Bosnie-et-Herzégovine, paraphé à Bruxelles le 24 novembre 2000.
Cet accord institue un système de double contrôle (surveillance) applicable à l’importation des produits faisant actuellement l’objet de contingents en vertu du règlement (CE) n° 517/94 du Conseil, ainsi qu’une coopération administrative et un mécanisme de sauvegarde.
Justice et affaires intérieures
Schengen – Mise en application de l’acquis dans les pays nordiques
Le Conseil a pris note d’un rapport de la présidence suédoise qui confirme que l’acquis de Schengen sera intégralement mis en application dans les pays nordiques à compter du 25 mars 2001.
Le 1er décembre 2000, le Conseil a décidé ( 7) qu’à compter du 25 mars 2001, l’acquis de Schengen serait mis en application pour le Danemark, la Suède, la Finlande, la Norvège et l’Islande, dans leurs relations entre eux et avec les pays qui appliquent déjà la Convention de Schengen. Cependant, des visites d’évaluation devaient être effectuées pour vérifier si le SIS fonctionnait et était mis en œuvre de manière correcte et si les aéroports des États nordiques et les ports du Danemark et de la Norvège répondaient aux conditions requises. Suite à cette décision, le SIS est appliqué dans les pays nordiques depuis le 1er janvier 2001.
Pour élaborer ces rapports, des visites ont été organisées auprès du SIS en janvier et aux frontières aériennes et maritimes en février. La France a présidé les commissions de visite.
Sur la base des conclusions des commissions de visite dans les pays nordiques, il apparaît que le SIS fonctionne, qu’il sera appliqué de manière correcte et que les contrôles aux frontières extérieures aux aéroports des États nordiques et aux ports du Danemark et de la Norvège répondront aux conditions requises d’ici au 25 mars 2001; il n’y a donc pas lieu de reporter cette date.
Par ailleurs, les pays nordiques se sont engagés à appliquer dans la mesure du possible les recommandations suggérées par les commissions de visite afin d’améliorer la mise en application de l’acquis de Schengen.
Les pays nordiques informeront le Groupe d’évaluation Schengen des mesures concrètes prises pour tenir compte des différentes recommandations formulées par les commissions de visite. Les pays nordiques fourniront ces informations soit progressivement, soit toutes ensemble avant le 1er juillet 2001.
Le Conseil a adopté un avis sur le programme de travail de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies pour la période 2001-2003.
Dans son avis, le Conseil, se félicitant de l’intention exprimée dans le programme de travail de réaliser, comme première priorité, des informations de qualité présentant un haut degré de fiabilité;
1. encourage l’OEDT à poursuivre ou à débuter les travaux sur les cinq domaines prioritaires indiqués dans l’annexe au règlement (CEE) n° 302/93 du Conseil;
2. encourage les progrès dans la mise en œuvre du programme commun PHARE/OEDT visant à intégrer progressivement les pays candidats au réseau européen d’information sur les drogues et les toxicomanies (Reitox), coordonné par l’OEDT;
3. demande que chacun des programmes de travail annuels de l’OEDT concrétise et précise les orientations du programme triennal, y compris les exigences en matière de personnel pour l’Observatoire lui-même ainsi que les besoins des points focaux nationaux;
4. souligne l’importance d’intégrer correctement les nouvelles tâches des points focaux nationaux en statuant sur la mise en œuvre du programme de travail de l’OEDT;
5. invite le directeur exécutif à ajouter à sa proposition de programme de travail triennal un résumé qui en facilite la lecture et précise clairement les objectifs, les activités et les indicateurs de performance ainsi que les délais;
6. souligne la nécessité d’une collaboration et d’une coordination étroite entre l’OEDT et les autres institutions et organes de l’Union européenne ainsi que les organisations internationales ou régionales, afin de créer une synergie et d’éviter la duplication des efforts.
Le Conseil a adopté la décision concernant la conclusion de l’accord entre la Communauté européenne et les États-Unis d’Amérique renouvelant le programme de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur et de l’enseignement et de la formation professionnels.
Les objectifs du programme consistent à:
– promouvoir la compréhension mutuelle entre les peuples de la Communauté européenne et des États-Unis d’Amérique, y compris une connaissance plus large de leurs langues, de leurs cultures et de leurs institutions;
– améliorer la qualité du développement des ressources humaines, y compris l’acquisition des compétences nécessaires pour relever les défis d’une économie globale fondée sur les connaissances;
– encourager, dans le domaine de l’enseignement supérieur et de l’enseignement et de la formation professionnels, un ensemble d’activités de coopération novatrices et viables, centrées sur l’étudiant et ayant un effet durable;
– améliorer la qualité de la mobilité transatlantique des étudiants en favorisant la transparence, la reconnaissance mutuelle des périodes d’étude et de formation et, le cas échéant, la transférabilité des crédits académiques;
– encourager l’échange de compétences en apprentissage électronique, en apprentissage ouvert et en apprentissage à distance et leur utilisation efficace afin d’étendre les répercussions du programme;
– promouvoir ou renforcer des partenariats parmi les institutions d’enseignement supérieur et les établissements d’enseignement et de formation professionnels, les associations professionnelles, les autorités publiques, le secteur privé et les autres associations;
– renforcer la dimension européenne et la dimension américaine de la coopération transatlantique dans l’enseignement supérieur et l’enseignement et la formation professionnels; et
– compléter les programmes bilatéraux correspondants entre les États membres de la Communauté européenne et les États-Unis d’Amérique ainsi que d’autres programmes et initiatives de la Communauté européenne et des États-Unis d’Amérique.
Le Conseil a adopté la décision concernant la conclusion de l’accord entre la Communauté européenne et le gouvernement du Canada renouvelant un programme de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la formation.
Les objectifs du programme consistent à:
– promouvoir une entente plus étroite entre les peuples de la Communauté européenne et du Canada, y compris une connaissance plus large de leurs langues, de leurs cultures et de leurs institutions;
– améliorer la qualité du développement des ressources humaines, y compris l’acquisition des compétences nécessaires pour relever les défis d’une économie globale fondée sur les connaissances;
– encourager, dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la formation, un ensemble d’activités de coopération novatrices et viables, centrées sur l’étudiant et ayant un effet durable;
– améliorer la qualité de la mobilité transatlantique des étudiants en favorisant la transparence, la reconnaissance mutuelle des qualifications et des périodes d’étude et de formation et, le cas échéant, la transférabilité des crédits académiques;
– encourager l’échange de compétences en apprentissage électronique, en enseignement ouvert et en enseignement à distance et leur utilisation efficace par les consortiums de projets afin d’étendre les répercussions du programme;
– constituer ou renforcer des partenariats parmi les institutions d’enseignement supérieur et établissements de formation, les associations professionnelles, les autorités publiques, le secteur privé et les autres associations;
– renforcer la dimension européenne et la dimension canadienne à valeur ajoutée de la coopération transatlantique dans l’enseignement supérieur et la formation;
– compléter les programmes bilatéraux entre les États membres de la Communauté européenne et le Canada ainsi que d’autres programmes et initiatives de la Communauté européenne et du Canada.
Le Conseil a adopté la décision portant nomination:
– de M. W. ZWAAN comme membre titulaire du Comité des régions en remplacement de M. A.G.J.M. ROMBOUTS pour la durée du mandat de celui-ci restant à courir, soit jusqu’au 25 janvier 2002, et
– de M. VERKERK comme membre suppléant du Comité des régions en remplacement de Mme Mathilde VAN DEN BRINK, pour la durée du mandat de celle-ci restant à courir, soit jusqu’au 25 janvier 2002.
Le Conseil a adopté la décision portant nomination de M. Alfredo Manuel VIEIRA CORREIA comme membre du Comité économique et social en remplacement de M. Manuel António ARAUJO DOS SANTOS pour la durée du mandat de celui-ci restant à courir, soit jusqu’au 20 septembre 2002.
________________________
Footnotes:
( 1)
JO L 8 du 14.1.1998, p. 20.( 2)
JO L 327 du 21.12.1999, p. 53.( 3)
Résolutions du :– 25 juin 1987 relative à la mise en place d'une coopération communautaire en matière de protection civile (JO C 176 du 4.7.1987, p. 1),
– 13 février 1989 relative aux nouveaux développements de la coopération communautaire en matière de protection civile (JO C 44 du 23.2.1989, p. 3),
– 23 novembre 1990 relative à la coopération communautaire en matière de protection civile (JO C 315 du 14.12.1990, p. 1),
– 23 novembre 1990 relative à l'amélioration de l'assistance mutuelle entre États membres en cas de catastrophe naturelle ou d'origine humaine (JO C 315 du 14.12.1990, p. 3),
– 8 juillet 1991 relative à l'amélioration de l'assistance mutuelle entre États membres en cas de catastrophe naturelle et technologique (JO C 198 du 27.7.1991, p. 1),
– 31 octobre 1994 relative au renforcement de la coopération communautaire en matière de protection civile (JO C 313 du 10.11.1994, p. 1).
( 4)
JO L 217 du 6.8.1991, p. 31.( 5)
JO C 373 du 23.12.1999, p. 2.( 6)
JO L 127 du 27.5.2000, p. 1.( 7)
Décision du Conseil 2000/777/CE.