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2263ème session du Conseil - DÉVELOPPEMENT - Bruxelles, le 18 mai 2000 |
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Président : |
M. Luis AMADO Secrétaire d'État aux affaires étrangères et à la coopération de la République portugaise |
SOMMAIRE
PARTICIPANTS
*POINTS AYANT FAIT L'OBJET D'UN DEBAT
LA POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE *
- LA POLITIQUE DE COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT DE LA CE - CONCLUSIONS PRÉLIMINAIRES CONCERNANT LA COMMUNICATION DE LA COMMISSION
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PLAN D'ACTION - RÉFORME DE LA GESTION DE L'AIDE COMMUNAUTAIRE *-
COORDINATION OPÉRATIONNELLE ENTRE LA COMMUNAUTÉ ET LES ÉTATS MEMBRES - CONCLUSIONS *-
RÉFORMES ÉCONOMIQUES DANS LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT - RÉSOLUTION ET AJUSTEMENT STRUCTUREL *ASPECTS SPÉCIFIQUES DE L'AIDE COMMUNAUTAIRE
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ÉVALUATION ET AVENIR DES ACTIVITÉS HUMANITAIRES DE LA COMMUNAUTÉ - RÉSOLUTION *-
SITUATIONS DE CRISE ET DE CONFLIT DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT *DIVERS
*- NOUVELLES PROCÉDURES APPLICABLES AUX ACTES LÉGISLATIFS DANS LE DOMAINE DU DÉVELOPPEMENT
*- PRÉPARATION DE LA TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LES PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA)
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VOLET DÉVELOPPEMENT DE LA SIXIÈME CONFÉRENCE DES PARTIES À LA CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENT CLIMATIQUES *
POINTS APPROUVES SANS DEBAT
DÉVELOPPEMENT *
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Politique de l'environnement et du développement - convocation du comité de conciliation *-
Gestion des forêts dans les pays en développement - convocation du comité de conciliation *-
Accord international sur les bois tropicaux *_________________
Pour de plus amples informations -tél 285.87.04 - 285.81.11
Les Gouvernements des Etats membres et la Commission des Communautés européennes étaient représentés comme suit :
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Belgique : |
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M. Eddy BOUTMANS |
Secrétaire d'État à la coopération au développement |
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Danemark : |
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M. Jan TRØJBORG |
Ministre de la coopération au développement |
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Allemagne : |
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M. Erich STATHER |
Secrétaire d'État au ministère fédéral de la coopération économique et du développement |
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Grèce : |
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M. Loucas TSILAS |
Ambassadeur, Représentant permanent |
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Espagne : |
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M. Miguel Angel CORTÉS MARTÍN |
Secrétaire d'État à la coopération internationale et à l'Amérique latine |
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France : |
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M. Charles JOSSELIN |
Ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé de la coopération et de la francophonie |
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Irlande : |
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Mme Liz O'DONNELL |
Ministre adjoint au ministère des affaires étrangères, chargée de l'aide au développement et des droits de l'homme |
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Italie : |
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M. Rino SERRI |
Secrétaire d'État aux affaires étrangères |
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Luxembourg : |
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M. Jean FEYDER |
Ambassadeur/Directeur, ministre de la coopération et de l'action humanitaire |
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Pays-Bas : |
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Mme Eveline HERFKENS |
Ministre de la coopération au développement |
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Autriche : |
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M. Gregor WOSCHNAGG |
Ambassadeur, Représentant permanent |
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Portugal : |
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M. Luis AMADO |
Secrétaire d'État aux affaires étrangères et à la coopération |
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Finlande : |
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M. Antti SATULI |
Ambassadeur, Représentant permanent |
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Suède : |
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Mme Maj-Inger KLINGVALL |
Ministre au ministère des Affaires étrangères, chargée de l'aide au développement et de la migration |
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Royaume-Uni : |
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Mme Clare SHORT |
Ministre du développement international |
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Commission : |
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M. Poul NIELSON |
Membre |
LA POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE
1. Déclaration de politique générale
Le Conseil rappelle l’évaluation globale qui a été faite des instruments et programmes de développement de la Communauté européenne et les conclusions du Conseil de mai 1999 concernant les mesures recommandées pour améliorer l’efficience, l’efficacité et l’impact de l’aide communautaire au développement, y compris la nécessité d’élaborer une déclaration de politique générale.
Le Conseil se félicite de la communication de la Commission intitulée "la politique de développement de la Communauté européenne" qui vise à définir une nouvelle stratégie pour la politique communautaire de coopération au développement et fait suite aux recommandations formulées dans l’évaluation et dans les conclusions du Conseil. Il se félicite également du fait que la Commission a entamé un processus de consultation auprès d’un large éventail d’acteurs de la société civile (ONG et autres).
Comme la Commission, le Conseil convient que la politique de coopération au développement, puisqu’elle s’inscrit dans une stratégie internationale dans le cadre de laquelle une vision globale commence à se dégager, devrait avoir pour objectif primordial la réduction de la pauvreté et centrer les actions de la Communauté sur des domaines dans lesquels, comparativement, elle peut offrir des avantages. En reconnaissant la complexité et le caractère multidimensionnel des problèmes liés à la pauvreté, l’accent mis sur la réduction de la pauvreté dans toutes les actions de développement sera renforcé, compte tenu de la situation des pays les plus pauvres, des pays à faible revenu et des pays dans lesquels une grande partie de la population est pauvre. Le Conseil insiste sur la nécessité de garantir la plus grande cohérence possible au niveau des politiques afin d’éviter que les autres politiques communautaires ou les politiques des États membres aient des incidences négatives sur les actions de développement communautaires.
Le Conseil convient également que d’autres mesures devront être prises pour accroître la complémentarité des politiques de développement de la Communauté et des États membres. Le Conseil souligne en particulier la nécessité de renforcer la coordination et d’exploiter les synergies éventuelles à l'appui des stratégies des pays en développement.
Le Conseil se félicite également de l’intention de la Commission de fixer des priorités immédiates pour améliorer la gestion des actions de coopération au développement ainsi que de l’accent qui est mis sur le partenariat, l’appropriation et la participation.
2. Suivi
Le Conseil considère que l’exposé de la Commission constitue le point de départ d’un processus qui va se poursuivre.
Le Conseil procédera à un examen approfondi de la communication afin d’approuver, avec la Commission, lors de la prochaine session du Conseil "Développement", une déclaration commune de politique générale qui devrait fixer les paramètres d’une nouvelle politique européenne de coopération au développement et qui devrait être suivie d’un plan d’action. Le Conseil s’engage à mener les discussions en consultation étroite avec le Parlement européen. Le Conseil et la Commission conviennent que les consultations auprès de la société civile devraient être poursuivies.
Le Conseil affirme en outre sa volonté d’œuvrer en coopération avec la Commission aux éventuelles modifications de la politique de coopération au développement de la Communauté qui pourraient résulter de l'examen des questions soulevées. Le Conseil fait observer que les réformes structurelles projetées au sein de la Commission devraient fournir une base adéquate permettant de mettre en œuvre convenablement et efficacement la politique de développement de la Communauté.
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PLAN D'ACTION - RÉFORME DE LA GESTION DE L'AIDE COMMUNAUTAIRE
Le Conseil a pris acte d'un rapport de la Commission sur le suivi des conclusions du Conseil du 21 mai 1999 sur l'évaluation de l'aide de la CE au développement.
Dans un cadre plus large, le Conseil a entendu un rapport oral de la Commission sur la réforme de la gestion de l'aide extérieure qu'elle a proposée.
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COORDINATION OPÉRATIONNELLE ENTRE LA COMMUNAUTÉ ET LES ÉTATS MEMBRES - CONCLUSIONS
Introduction
1. Le Conseil, tenant compte de l'article 180 du traité instituant la Communauté européenne ainsi que des diverses résolutions et conclusions adoptées en matière de coordination ( 1), réaffirme la nécessité d'améliorer l'efficacité et l'efficience de l'aide au développement de la Communauté et des états membres pour faire en sorte que les pays partenaires en profitent au maximum.
Il rappelle que l'aide bilatérale des Etats membres et l'aide apportée par la Communauté font de l'Union européenne le plus grand donateur d'aide publique au développement au niveau mondial. Il est donc important d'accroître son impact et lui donner ainsi un profil correspondant à une dimension compatible avec la contribution de l'UE au développement au moyen d'une complémentarité renforcée.
La coordination opérationnelle entre la Communauté et les États membres n'est pas une fin en soi et doit être assurée de telle manière qu'elle maximalise la valeur ajoutée pour les pays bénéficiaires.
Bilan
2. Le Conseil prend note du rapport de la Commission sur la mise en œuvre des orientations pour le renforcement de la coordination opérationnelle entre la Communauté et les Etats membres, adoptées en mars 1998.
Il constate que ces orientations ont été généralement reçues de manière positive par les représentants de la Communauté et des Etats membres sur place et que, depuis lors, des améliorations ont été constatées.
3. Le Conseil relève toutefois dans le rapport de la Commission, les observations ci-après qu'il convient d'exminer plus en détail.
● Au niveau de la coordination interne à l'Union européenne:
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le caractère limité de l'échange d'informations et du dialogue au niveau des stratégies d'appui et du choix des programmes;-
un manque de réciprocité dans l'échange d'informations entre la Communauté et les Etats membres;-
un nombre encore très limité d'exemples de cofinancements entre Etats membres et Communauté, ainsi que d'évaluations conjointes;-
des différences dans la mise en œuvre des orientations selon les régions et les pays considérés.● En ce qui concerne le rôle des pays partenaires:
une faible implication aux différents niveaux de coordination (coordination générale élargie à l'ensemble des donateurs; coordinations sectorielles; coordination interne à l'UE) due parfois à des ressources humaines et techniques limitées, parfois au manque de participation à l'exercice de coordination, ou encore à l'instabilité politique.
● S'agissant du rôle de la coordination interne à l'UE dans le cadre de la coordination élargie aux autres donateurs:
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une faible concertation préalable, qui de ce fait ne contribue pas suffisamment à faire valoir les positions de l'UE, tant au niveau local que dans les enceintes internationales;-
un manque de visibilité de l'aide européenne vis à vis des pays partenaires comme des autres bailleurs de fonds.Recommandations
4. Le Conseil tient à confirmer une nouvelle fois la pertinence des principes qui sont à la base des orientations de mars 1998 ainsi que des diverses modalités prévues pour la mise en œuvre de celles-ci et invite instamment la Commission et les Etats membres à poursuivre les efforts déjà entrepris, en continuant à sensibiliser leurs représentations dans les pays, en vue de leur mise en œuvre effective.
5. Concernant la coordination interne à l'UE, il invite la Commission et les Etats membres :
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à explorer et à tirer le meilleur profit des complémentarités potentielles, pays par pays et secteur par secteur, qui ont été mises en évidence dans le rapport de la Commission;-
à se concerter à l'occasion de l'élaboration des stratégies d'appui communautaire (du type "document de stratégie par pays pour la coopération communautaire au développement");-
à adapter en conséquence leurs documents de stratégies d'appuis au pays partenaire en les inscrivant autant que possible dans un cadre élargi tel que le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (SLP);-
à identifier les obstacles à une utilisation plus fréquente des cofinancements et à formuler des propositions opérationnelles visant à les surmonter, notamment par une harmonisation des procédures et des réglementations financières;-
à renforcer la coordination de l'aide humanitaire notamment lors de l'élaboration par ECHO de plans globaux d'intervention;-
à organiser des réunions de coordination de l'UE plus régulières dans les pays où elles ne sont encore qu'épisodiques;-
à favoriser davantage l'élaboration d'études, d'analyses et d'évaluations conjointes;-
à renforcer de manière réciproque les flux d'échanges d'information entre les Etats membres et la Commission et entre les Etats membres eux-mêmes, notamment en utilisant de manière effective les nouvelles technologies informatiques.
6. En ce qui concerne le rôle du pays partenaire, le Conseil demande à la Commission et aux Etats membres de poursuivre leurs efforts pour appuyer le renforcement de ses capacités à assumer ses responsabilités dans la définition des ses stratégies et programmes de développement, ainsi que dans la coordination générale des ressources.
Dans ce cadre, la Commission et les Etats membres devront aider le pays partenaire à jouer un rôle actif dans la mise en place et dans le fonctionnement des nouveaux mécanismes mis en place par les institutions de Bretton Woods (cadre de développement intégré (CDI), CSLP) et par les Nations Unies. La priorité devra être accordée au soutien pour l'élaboration par le pays d'une stratégie nationale en instituant un dialogue avec les milieux économiques et sociaux et la société civile.
Des efforts supplémentaires devront également être déployés pour permettre aux pays d'assurer pleinement leur rôle de coordinateur :
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au sein des groupes sectoriels de coopération opérationnelle réunissant tous les bailleurs de fonds concernés;-
lors de l'élaboration des stratégies communautaires d'appui;-
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La Commission est invitée à procéder à l'analyse des raisons pour lesquelles les pays partenaires jouent un rôle encore insuffisant aux différents niveaux de coordination, en fonction des différentes régions géographiques, et à proposer des solutions prenant en compte les cas de "meilleures pratiques".
7. S'agissant du rôle de la coordination de l'UE vis à vis de la coordination élargie, le Conseil:
-
réaffirme l'importance de ce rôle tel que reconnu dans les orientations de mars 1998;-
souligne la nécessité de veiller à ce que la coordination évite tout double emploi et contribe à alléger la charge du pays partenaire.Le Conseil demande par conséquent à la Commission et aux Etats membres:
-
de jouer de façon concertée un rôle plus proactif dans le cadre des nouveaux mécanismes de coordination mis en place par les institutions de Bretton Woods et par les Nations Unies;-
de renforcer leur coordination afin de contribuer à l'efficacité de ces nouveaux mécanismes de coordination élargie de manière à augmenter le degré de cohérence du discours de l'Union européenne, et, dans cette mesure, à en accroître l'influence.Suivi
8. Le Conseil considère qu'un renforcement de la coordination opérationnelle suppose un effort à long terme qui est essentiel si la politique d'aide au développement de l'UE veut atteindre un degré maximal d'impact.
Il invite la Commission à présenter au Conseil des propositions concrètes permettant la mise en œuvre de l'ensemble des présentes recommandations.
Le Conseil examinera périodiquement, sur une base géographique ou thématique, les progrès constatés et les meilleures pratiques pouvant servir de modèle pour une coordination améliorée.
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RÉFORMES ÉCONOMIQUES ET AJUSTEMENT STRUCTUREL DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT - RÉSOLUTION
I. Introduction
1. Le Conseil a pris connaissance de la communication de la Commission sur les appuis de la Communauté aux programmes de réformes économiques et à l’ajustement structurel dans les pays ACP et les pays du sud et de l’est du Bassin méditerranéen. Il se félicite du bilan équilibré tiré par la Commission sur la base de son expérience presque décennale dans ce domaine qui met en évidence les résultats positifs aussi bien que les limites de l’action communautaire.
2. Le Conseil rappelle également les termes de l’article 177 du Traité qui précise les objectifs de la Communauté en matière de coopération au développement, particulièrement le développement durable des pays en développement, leur insertion dans l’économie mondiale et la lutte contre la pauvreté.
II. Bilan des appuis de la Communauté
3. Le Conseil constate les progrès réalisés par les partenaires au développement dans la mise en œuvre des programmes d’ajustement structurel et de réformes économiques, en particulier à partir du milieu des années 1990. Les résultats obtenus, auxquels la Communauté a apporté un appui substantiel, concernent notamment la consolidation des équilibres macro-économiques dans de nombreux pays ACP et méditerranéenne ; le démarrage de réformes économiques plus profondes et significatives ; les progrès en matière d’intégration régionale et de transition vers des régimes de libre échange (y compris avec les États membres de l’UE) ; ainsi que les premières étapes de l’initiative de réduction de la dette (HIPC).
4. Néanmoins, le Conseil constate, sur la base du bilan effectué par la Commission et des évaluations antérieures, que d'importantes carences demeurent, notamment en matière d’appropriation des programmes par les pays bénéficiaires, de gestion des finances publiques et d’amélioration effective des services sociaux mis à la disposition des populations, même en cas d’augmentation des budgets concernés. Par ailleurs l’influence de l’Union sur l'élaboration et la négociation des programmes d’ajustement demeure insuffisante et une réforme des modalités de gestion de l’instrument, y inclus le rôle de la conditionnalité, s’impose. C’est pour ces raisons que la Communauté se doit de proposer un certain nombre d’innovations, autant dans l’approche que dans la manière de procéder.
5. Le Conseil note enfin que la Communauté a su apporter des contributions significatives au débat international sur le développement économique et l’ajustement structurel, en particulier dans le cadre du groupe PSA ( 2). Le Conseil constate qu’un consensus s’est dégagé sur les préoccupations qui ont longtemps caractérisé l’action de la Communauté (le lien entre les réformes économiques et leur impact social, la lutte contre la pauvreté, l’internalisation des programmes et l'ordre dans lequel il convient de mettre en œuvre les réformes) et que les donateurs ont maintenant tendance à donner leur appui à des programmes de réformes plus larges veillant à respecter la cohérence avec les politiques sectorielles et leurs besoins de financement.
III. Les perspectives de l’appui aux réformes économiques
6. Tenant compte des évolutions importantes qui sont intervenues ces dernières années dans le contexte international et dans le domaine du développement (entre autres, le lancement des initiatives HIPC ( 3) et PRSP ( 4) par les institutions financières internationales) et, en particulier, de l'accent mis sur la lutte contre la pauvreté, le Conseil appuie la préparation et la mise en œuvre, par les pays bénéficiaires, d’une nouvelle génération de réformes économiques, autant dans les pays ACP et ceux de la région méditerranéenne que dans les pays d’Asie et d’Amérique Latine. Il faut souligner qu’il ne peut y avoir qu’un seul programme de réformes macro-économiques dans un pays donné. Ce programme doit être reconnu et appuyé au moins par les principaux bailleurs de fonds multilatéraux ou convenu avec ces donateurs, même s’il ne doit pas nécessairement être soutenu financièrement par eux. Le Conseil encourage la Commission à participer et à avoir un rôle actif dans ce processus, tout en prenant en compte les préoccupations et les spécificités de l’appui communautaire.
7. Le Conseil, à la lumière des propositions de la Commission, encourage celle-ci à consolider les acquis des appuis aux programmes de réformes économiques, en particulier :
- la consolidation ou, le cas échéant, le maintien d’un cadre macro-économique, favorable au processus de croissance, qui est lui-même une condition nécessaire pour combattre la pauvreté ;
- l’importance d’accorder une priorité aux services sociaux de base (santé, éducation) et à l’entretien des infrastructures dans un cadre budgétaire marqué par l'équilibre, notamment entre dépenses d’investissement et dépenses de fonctionnement ;
- l’insertion des appuis aux réformes dans un cadre facilitant l’intégration régionale, le renforcement des échanges intra-régionaux (même au-delà des regroupements existants) et la création de zones de libre échange entre ces pays et l’Union, en prenant en compte les mesures transitoires d’appuis spécifiques ;
- la poursuite de sa participation active à l’initiative spéciale en faveur des pays pauvres lourdement endettés.
8. Le Conseil invite également la Commission à relever les défis du nouveau contexte international, notamment en matière de coopération, en portant une attention accrue aux aspects suivants :
- l’appropriation des programmes de réformes par les pays eux-mêmes, tant au stade de la conception que de la mise en œuvre, en favorisant un cadre de dialogue et de concertation démocratique, ainsi qu'en développant l’information et les mécanismes permettant de rendre compte des progrès réalisés ;
- la réduction de la pauvreté sera un aspect central des nouveaux programmes, ce qui exigera un appui proportionné aux besoins des pays, ne se limitant pas au maintien ou à l’accroissement des budgets sociaux mais veillant plus qu’auparavant à l’accessibilité et à la qualité des services mis à la disposition des populations. Les problèmes d’équité, de répartition des fruits de la croissance, d’accès aux services de base, ainsi que les effets redistributeurs des politiques budgétaires et fiscales seront aussi examinés ;
- l’accompagnement du processus de transition, par la mise à niveau des économies des pays du sud et de l’est du Bassin méditerranéen, dans le cadre des accords d’association conclus avec ces pays ;
- une gestion saine et efficace des finances publiques. Ce qui suppose l’appui à la mise en place de mécanismes appropriés de contrôle, à l’amélioration des capacités de gestion efficace des ressources à travers le renforcement de l’état de droit et l'intensification de la lutte contre la corruption, ainsi qu’une transparence renforcée et la participation accrue de la société civile ;
- l’appui aux réformes fiscales, c’est-à-dire l’élaboration et la mise en œuvre de réformes efficaces, équitables et administrativement viables. Ceci permettrait, entre autres, de faire face, à la réduction des recettes douanières à laquelle sont confrontés de nombreux pays mettant en œuvre des mesures de libéralisation ;
- le développement du secteur privé, moteur d’une croissance soutenue et durable, par la mise en place effective d’un cadre réglementaire, législatif et institutionnel de nature à créer un climat propice aux investissements et à l’initiative privée ;
- la prise en compte de dimensions horizontales, telles que la protection des ressources naturelles et de l’environnement et la promotion de l’égalité entre les sexes, ainsi que l’appui, quand cela se révèle approprié, à des mesures spécifiques dans ces domaines.
IV. Évolution des façons de faire
9. La poursuite d’objectifs ambitieux requiert inévitablement une évolution des modalités de mise en œuvre de l’appui communautaire. Sur la base des propositions de la Commission, le Conseil encourage celle-ci à mettre en œuvre les changements suivants :
- sauf pour le cas des pays à monnaie non convertible, poursuivre progressivement l’évolution vers l’appui budgétaire direct ;
- en raison de la fongibilité des ressources financières, et surtout dans les pays dont la gestion de leurs finances publiques est satisfaisante et qui sont dotés, notamment, d'un cadre pour l'examen des finances publiques et de fonctions de contrôle interne et d’audit externe, poursuivre l’appui budgétaire sectoriel et l’introduction progressive d’un appui budgétaire global, si nécessaire. Il faudrait poursuivre la réflexion en coordination avec d'autres donateurs pour améliorer les mécanismes de contrôle de la bonne gestion des finances publiques ;
- rendre explicites et publics les objectifs et les résultats attendus des réformes. La mise au point d’indicateurs de performance, comme l'a démontré l’expérience pilote du groupe PSA au Burkina Faso, permettra de mesurer les effets des politiques mises en œuvre sur les populations, sur les agents économiques et sur les finances publiques. L'attention ainsi portée à l’efficacité des politiques permettrait d’apporter un appui financier plus sélectif, encourageant la performance, sans pour autant pénaliser les pays les plus pauvres ;
- accompagner de programmes sectoriels cohérents (dans les domaines sociaux, fiscal, environnemental, etc.) les processus de réforme globale et de transition économique ;
- intégrer pleinement les programmes d’appui communautaires dans les cadres globaux de coopération avec les pays bénéficiaires, notamment les nouveaux accords d’association avec les pays méditerranéens, les accords de partenariat économique régional envisagés dans le cadre post-Lomé ou dans d’autres accords régionaux ;
- accroître la participation de la Communauté à l'élaboration et à la discussion des programmes de réforme économique, au niveau de chaque pays, favoriser dans ces discussions la consultation de la société civile ;
- prendre comme cadre de référence des appuis communautaires, dans les pays où ils existent, les "documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté" ;
- améliorer les systèmes de suivi et d’évaluation des programmes en favorisant la transparence et la participation, notamment dans le choix et dans l’appréciation des indicateurs de performance. Ceci permettrait notamment d’analyser les raisons des échecs, de valoriser les réussites et de déterminer les ajustements et réorientations nécessaires ;
- apporter les appuis institutionnels nécessaires pour renforcer les capacités nationales en ce qui concerne l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de réforme macro-économique ainsi que la gestion et le contrôle des finances publiques.
V. Coordination
10. La volonté de donner à l'Europe une influence accrue dans la conception, l'élaboration et la mise en œuvre des programmes requiert un effort particulier en matière de coordination entre la Commission et les États membres et les autres donateurs, en particulier les Institutions de Bretton Woods. L’objectif est d’améliorer la coordination et l'influence de l’Union dans son ensemble, compte tenu de son poids financier. Dans ce cadre, le Conseil invite la Commission à :
- outre sa participation active au sein du groupe PSA, poursuivre, en concertation avec les États membres ses échanges réguliers avec les Institutions de Bretton Woods sur l’approche globale en matière de réforme économique et sur la coordination des interventions spécifiques ;
- au niveau de chaque pays concerné, concentrer son initiative sur l'élaboration, la discussion et le suivi des "documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté", afin d’en influencer le contenu, en consultation étroite avec les États membres, principalement ceux qui participent aux appuis budgétaires ;
- à continuer de rechercher une coordination permanente et efficace pendant la mise en œuvre des programmes d’appui, tant au niveau global qu’à celui de chaque pays concerné.
11. Le Conseil invite également les États membres, tout en tenant compte du système des groupes électoraux qui est utilisé au sein des Institutions de Bretton Woods, à trouver des modalités permettant à l'Europe, en faisant preuve d'une plus grande cohérence d’accroître son influence au sein des conseils d’administration des Institutions de Bretton Woods, en particulier dans le cadre des documents de stratégie précités.
- INTÉGRATION DE L’ENVIRONNEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LA POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT DE LA CE - CONCLUSIONS DE PROCÉDURE
1. Le Conseil réaffirme l’importance du rapport qu’il avait présenté au Sommet d’Helsinki concernant l’intégration de l’environnement et du développement durable, suite à la demande exprimée lors des Conseils européens de Cardiff et de Vienne. Il rappelle que le Conseil d’Helsinki de décembre 1999 avait ensuite demandé de "mener à bien tous ces travaux et [de] présenter au Conseil européen de juin 2001 des stratégies globales, en prévoyant la possibilité d’y inclure un calendrier des mesures à prendre, ainsi qu’un ensemble d’indicateurs applicables à ces secteurs".
2. Le Conseil reconnaît les progrès qui ont été accomplis pour intégrer davantage la dimension environnementale dans la politique de développement de la Communauté afin de promouvoir le développement durable. Dans ce contexte, le Conseil prend acte du rapport de la Commission sur l’intégration de l’environnement et du développement durable dans la politique de développement de la CE et invite la Commission à intensifier le processus d’intégration en coopérant et en collaborant étroitement avec les États membres au cours des prochains mois.
3. Il faut en outre relever les nouveaux défis suivants :
·
la politique de développement de la Communauté définit la lutte contre la pauvreté comme l’objectif primordial de la coopération au développement mise en œuvre par la Communauté. Les interactions entre la pauvreté et l’environnement sont nombreuses et la Commission se doit d’étudier de façon circonstanciée, dans la stratégie spécifique, les incidences de cette réorientation politique sur le processus d'intégration de l'environnement ;· la politique de développement de la Communauté met également en évidence qu’il faut améliorer la complémentarité et la cohérence générales entre les différentes politiques communautaires ainsi qu'entre les politiques de développement de la Communauté et des États membres, et accroître la coordination entre les différents programmes de coopération. La Commission et les États membres devraient, dans ce cadre, identifier les domaines qui nécessitent un resserrement de la coopération en ce qui concerne l’intégration de la dimension environnementale ainsi qu’au niveau de programmes et de projets environnementaux spécifiques ;
·
La Commission est invitée à faire des propositions claires et concrètes dans la stratégie spécifique en ce qui concerne l’affectation des ressources humaines et la répartition des responsabilités en vue de l’intégration des questions environnementales ;4. Le Conseil invite la Commission à élaborer, en consultation avec les États membres, une stratégie spécifique pour le Conseil "Développement" de mai 2001. Cette stratégie devrait être générale et réaliste et prévoir notamment un calendrier et des indicateurs de performance afin de permettre un suivi permanent. Elle constituera la base de la stratégie d’intégration qu'élaborera le Conseil "Développement", en vue de sa présentation au Sommet de Göteborg en juin 2001.
-
CONCLUSIONS SUR LES MALADIES TRANSMISSIBLES : VIH/SIDA, MALARIA ET TUBERCULOSE - CONCLUSIONSLe Conseil reconnaît l'importance de la santé dans le développement et les efforts déployés pour réduire la pauvreté et il est de plus en plus préoccupé par la propagation et l'incidence de trois maladies transmissibles majeures: le VIH/sida, la malaria et la tuberculose. Ces maladies affectent des millions de personnes, causent d'énormes souffrances humaines et entravent le développement économique et social ainsi que les efforts déployés en vue de réduire la pauvreté. En particulier, le VIH/sida doit être abordé dans un contexte de développement plus large.
Le Conseil prend acte des efforts importants déjà consentis par les communautés locales, les pays et la communauté internationale, y compris l'UE, pour faire face à ces maladies, en particulier au VIH/sida. Le Conseil est conscient que la recherche de solutions au problème du VIH/sida, de la malaria et de la tuberculose devrait incomber aux pays partenaires. Il reconnaît que les problèmes sont d'une telle ampleur que les pays concernés ne peuvent en maîtriser seuls la propagation et l'incidence et qu'en conséquence un effort très important est requis de la communauté internationale. À cet égard, le Conseil appuie une coordination poussée des efforts déployés par l'UE avec les initiatives des Nations Unies, en particulier l'ONUSIDA et l'OMC, la Banque mondiale, le FMI, et dans d'autres enceintes internationales telles que le G8.
Le Conseil note que la Commission présentera un rapport sur l'application du règlement (CE) n° 550/97 relatif aux actions dans le domaine du VIH/sida dans les pays en développement d'ici la fin de l'année, comme le prévoit ce règlement. Le Conseil invite en outre la Commission à proposer, dans le cadre du document de la présidence sur le rôle de la Communauté européenne pour faire face au problème du VIH/sida dans les pays en développement, et dans le prolongement de sa communication de juin 1997 intitulée "Pour une solidarité accrue dans la lutte contre le sida dans les pays en développement", des pistes susceptibles de permettre la réalisation de progrès.
Le Conseil renouvelle également son soutien aux objectifs de la politique de développement de la CE et à la priorité qu'elle accorde à la réduction de la pauvreté. Dans ce cadre, le Conseil invite la Commission à élaborer, en étroite consultation avec les experts des États membres, une communication sur d'éventuels efforts supplémentaires de l'UE pour faire face aux graves maladies dues à la pauvreté telles que le VIH/sida, la malaria et la tuberculose, et améliorer la santé des populations des pays en développement. Cette question devrait être examinée par un futur Conseil "Développement".
ASPECTS SPÉCIFIQUES DE L'AIDE COMMUNAUTAIRE
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ÉVALUATION ET AVENIR DES ACTIVITÉS HUMANITAIRES DE LA COMMUNAUTÉ - RÉSOLUTIONI. Introduction
En mai 1995, le Conseil a demandé une évaluation complète et détaillée des instruments et programmes de développement de la Communauté européenne. En mai 1999, il a adopté des conclusions relatives aux résultats de cette évaluation en notant qu’il examinerait ultérieurement les conclusions relatives à l’évaluation de l’aide humanitaire.
Le Conseil se réjouit de l’évaluation indépendante des actions humanitaires réalisée conformément à l’article 20 du règlement (CE) n° 1257/96 du 20 juin 1996. Il se félicite également de la présentation, par la Commission, de la communication intitulée "Évaluation et avenir des activités humanitaires de la Communauté", qu’il juge équilibrée et constructive.
Le Conseil réaffirme l’importance qu’il attache à l’aide humanitaire de la Communauté, dans le cadre de l’engagement pris par la Communauté et ses États membres de prévenir et d’alléger la souffrance humaine, où qu’elle se manifeste. Il souligne à nouveau le caractère impartial de cette aide, à une époque où les crises humanitaires sont souvent au centre de conflits plus vastes.
Le Conseil note que la Communauté et ses États membres financent plus de 50 % de l’ensemble de l’aide humanitaire et que la Communauté, par l’intermédiaire de son bras humanitaire, l’Office humanitaire de la Communauté européenne (ECHO), est une des plus importantes sources d’aide humanitaire dans le monde.
Le Conseil, tout en reconnaissant que des progrès restent à réaliser, se félicite du travail que l’ECHO a accompli, souvent dans des conditions difficiles, depuis sa création. Dans ce contexte, la présente résolution se concentre sur les éléments essentiels qui, de l’avis du Conseil, ressortent des rapports d’évaluation et de la communication de la Commission, afin de faire en sorte que les activités humanitaires de la Communauté soient utiles, efficaces et apportent une aide réelle aux personnes en détresse.
II. Principales conclusions du rapport d’évaluation
Le Conseil note que le rapport de l’évaluation indépendante formule les conclusions suivantes :
·
tant l’existence que le statut de l’ECHO ont été et demeurent entièrement justifiés et l’ECHO "finance actuellement l’aide humanitaire au moins aussi bien que les autres organisations et probablement mieux et de manière plus efficace que les autres organisations internationales comparables" ;·
il faut s’efforcer de développer la capacité de réponse aux situations d’urgence, particulièrement les catastrophes naturelles, car l’UE ne dispose d’aucune capacité de ce type. Il suggère expressément d’envoyer des missions d’experts sur le terrain, de constituer des capacités ailleurs et de donner à l’ECHO le rôle de "plate-forme de coordination" des instruments de réponse de l’Union européenne ;·
de plus en plus souvent, l’ECHO est amené à gérer des programmes relevant d’une catégorie intermédiaire - dite zone grise - se situant entre l'aide d’urgence et le développement, qui risquent souvent de s’avérer ingérables. Il suggère que l’ECHO adopte une stratégie à deux piliers consistant à répondre rapidement aux situations d’urgence, tout en mettant au point dès le départ une approche plus stratégique ;
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les différents projets de préparation aux catastrophes ont été utiles, mais des ressources plus importantes sont nécessaires pour qu’ils atteignent leur pleine efficacité et cet aspect n’est pas suffisamment pris en compte dans l’aide au développement ou les programmes de recherche de la Communauté ;·
il est recommandé à l'ECHO d'opter pour un concept clair en matière de communication, bien intégré par son personnel, ce qui rendrait plus visible l’aide humanitaire de la Communauté, car on a souvent reproché à l’ECHO un certain "flou" ;·
dans l’évaluation des opérations, le rapport souligne que l’ECHO finance les projets, mais ne les exécute pas et que la responsabilité des réussites comme des échecs est donc partagée avec les partenaires. Le jugement porté sur les plans globaux (stratégies de financement par pays), sur le contrat-cadre de partenariat, sur le niveau d’utilisation des crédits, sur le rapport coût-efficacité au niveau des projets et sur l’évaluation et l’audit est, d’une manière générale, positif, et il en va de même pour la contribution apportée au HCR et à la stabilité du système mondial de réponse humanitaire ;·
dans l’évaluation des opérations, le jugement a été moins positif en ce qui concerne la coordination, le choix des partenaires, l’absence de liens sur le terrain entre l’aide d’urgence et le développement, de nombreuses interventions dans le domaine de la santé et de la nutrition, l’absence de souci d’égalité des sexes, la consultation sur les plans globaux, ainsi que l’incapacité croissante de l’ECHO à apporter une réponse rapide aux demandes de financement et le fait que l’ECHO n’a pas suffisamment veillé à éviter que l’aide n’affaiblisse l’action des autorités locales.III. Principales recommandations
1. Objectifs politiques
Le Conseil réaffirme les principes énoncés dans le règlement, à savoir que l’aide humanitaire, dont l’objectif n’est autre que la prévention et l’allégement de la souffrance humaine, est octroyée sur la base de la non-discrimination entre les victimes pour des raisons fondées sur l'appartenance raciale, ethnique ou religieuse, sur le sexe, l’âge, la nationalité ou l'affiliation politique et qu’elle ne saurait être guidée par ou subordonnée à des considérations de nature politique et que les décisions d’aide humanitaire doivent être prises de façon impartiale en fonction exclusivement des besoins et de l’intérêt des victimes
Le Conseil est conscient que l’action de l’ECHO, tout en conservant son indépendance humanitaire, doit également tenir compte des responsabilités complémentaires que l’UE a assumées dans l’ensemble des missions de prévention des conflits et de gestion des crises définies dans le traité sur l’Union européenne. Dans ce cadre plus large, le Conseil rappelle les conclusions de la présidence des Conseils européens d’Helsinki et de Lisbonne en matière de gestion non militaire des crises.
À la lumière de cette évolution et de la déclaration de politique générale en matière de coopération au développement, le Conseil se félicite de l’intention manifestée par l’ECHO de définir dans une déclaration, la mission de l’aide humanitaire de la Communauté, ce qui permettra de préciser son mandat. Cette déclaration devrait s’appuyer sur le règlement et s’y conformer pleinement, tout en gardant la souplesse nécessaire pour s’adapter à l’évolution des besoins et de la situation sur le terrain.
1.1 Réponse aux situations d’urgence
Le Conseil note que l’ECHO ne dispose pas d’une unité de réponse rapide dotée de la capacité opérationnelle nécessaire pour faire face à des situations d’urgence et le Conseil convient que cette question devra être examinée plus en détail. Il faut à ce stade concentrer les efforts sur un renforcement de la coopération avec les Nations unies et avec la Croix-Rouge internationale et sur le rôle de point central de coordination pour l’utilisation des fonds provenant des États membres et de la Communauté. Dans le même temps, il convient d’accorder toute l’attention voulue à l’accélération des procédures, à la mise en place de capacités locales, à l’amélioration de la gestion et aux activités sur le terrain.
Il convient toutefois d’examiner avec une plus grande attention comment accroître l’impact de l’action de l’ECHO en améliorant l’efficacité des ressources dont la Communauté et les États membres disposent pour les situations d’urgence et comment assurer la visibilité nécessaire.
Après la première évaluation d’une situation d’urgence, qui est généralement effectuée par les Nations unies et complète les évaluations opérationnelles réalisées par des organisations humanitaires internationales et d’autres acteurs de terrain, l’UE devrait s’efforcer de définir une approche coordonnée pour des évaluations plus détaillées des besoins, par exemple par une action commune et un meilleur échange d’informations. Cette coordination devrait intervenir sur le terrain et au niveau central et il conviendrait, dans ce dernier cas, d’établir un réseau de points de contact de l’ECHO et des États membres pour les réponses aux situations d’urgence. Les capacités locales et régionales, notamment les ONG, doivent être pleinement utilisées.
1.2 Préparation aux catastrophes et transition entre aide d’urgence, reconstruction et développement à long terme (y compris la "zone grise")
Le Conseil note avec grand intérêt les efforts accomplis une fois encore par la Commission en vue de mettre en place, tant à l’intérieur de ses différents services qu’entre eux, des mécanismes souples et globaux permettant d’améliorer la réponse de la Commission dans les "zones grises" entre aide d’urgence et développement en offrant une aide cohérente, efficace et ciblée aussi bien dans les situations de crise elles-mêmes que pendant les périodes de vulnérabilité précédant et suivant ces crises; les États membres insistent particulièrement sur les efforts visant à assurer une complémentarité, surtout sur le terrain, entre l’aide bilatérale qu’ils apportent et l’aide apportée par la Communauté.
Dans ce contexte, le Conseil attire plus particulièrement l’attention sur deux points. Tout d’abord, l’assistance devrait en réalité être un processus continu. L’intervention de l’ECHO devrait durer aussi longtemps qu'une aide d'urgence est requise, jusqu'au début de la phase de reconstruction puis, progressivement, céder la place, dès que possible, à d’autres services de la Commission selon la stratégie de retrait de l’ECHO et la stratégie d’entrée en jeu des autres services. En étroite coopération avec d’autres services de la Commission, l’ECHO devrait cependant, dans certains cas, disposer de la souplesse nécessaire pour pouvoir poursuivre son aide lorsque, dans la phase postérieure à la crise, il est difficile de passer le relais à d’autres services. Ensuite, il convient d’accorder une attention toute particulière aux procédures, notamment en ce qui concerne le facteur temps, afin que l’aide arrive au moment voulu et s’enchaîne sans discontinuité dans la pratique.
Le Conseil se félicite particulièrement de l’intention de la Commission de présenter d’ici juillet 2000 une stratégie cohérente et efficace pour établir un lien entre aide d’urgence, reconstruction et développement, ce qui devrait permettre de définir plus clairement les relations entre l’ECHO et d’autres services de la Commission, notamment les services chargés de la coopération au développement et des relations extérieures. Le Conseil souhaite notamment que l’ECHO précise sa vision des activités à mener dans les pays où les besoins humanitaires résultent de crises, économiques ou autres, structurelles. Il souligne également qu’il importe d’intégrer des programmes de préparation aux catastrophes dans les stratégies d’aide au développement pour les pays concernés, mais, dans l’attente d’une telle intégration, il reconnaît l’importance que joue actuellement le programme de préparation aux catastrophes de l’ECHO dans le renforcement des capacités locales de secours.
1.3 Renforcer la coordination
Le Conseil souligne qu’une coordination efficace à tous les niveaux est cruciale pour que l’aide fournie produise un maximum d’effets. Tout d’abord, au niveau mondial, il réaffirme le principe selon lequel la coordination incombe avant tout aux pays bénéficiaires, en liaison avec les Nations Unies. Ensuite, dans le cadre européen, il insiste beaucoup sur la nécessité d’une réelle coordination, tant au siège que sur le terrain, entre les différents États membres, entre les États membres et la Commission, ainsi qu’au sein même des États membres et de la Commission. Par ailleurs, il affirme son souhait de s’orienter nettement vers une coopération plus étroite entre les États membres et la Communauté, notamment pour la préparation des plans globaux.
Au niveau central, il convient d’améliorer encore le fonctionnement du Comité de l’aide humanitaire. À cet égard, le Conseil se félicite des mesures déjà prises pour renforcer les débats stratégiques sur les questions humanitaires et les stratégies par pays au sein du comité. Le Conseil invite également la Commission à examiner au sein de ce comité les questions soulevées dans la présente résolution. En outre, le Conseil invite la Commission à examiner comment améliorer les systèmes actuels de communication.
1.4 Visibilité
Afin que l’aide humanitaire de la Communauté soit largement connue et acceptée par la population, le Conseil invite l’ECHO à réfléchir sur les moyens d’assurer une meilleure visibilité des activités humanitaires de la Communauté. Il importe de développer une stratégie de communication claire qui, comme le prévoit l’évaluation, couvre tant les aspects opérationnels et le travail sur le terrain que la transparence vis-à-vis des citoyens européens et de leurs représentants politiques. Cette stratégie déterminerait également comment la responsabilité de la visibilité se répartit entre l’ECHO et ses partenaires. Elle devrait faire l’objet d’une coordination précise avec les autres activités de la Communauté et de l’Union européenne.
2. Relations avec les partenaires
2.1 Relations avec les partenaires multilatéraux
Le Conseil répète qu’il souhaite que l’ECHO apporte un financement aux institutions spécialicées des Nations Unies conformément à leur approche programmatique et à leurs mandats spécifiques, tout en acquérant une meilleure compréhension des forces et faiblesses des différentes institutions et en les encourageant vivement dans leurs efforts visant à améliorer la qualité de leur travail. Il convient de consacrer une attention particulière à la simplification du contrat cadre de partenariat ainsi qu’à la souplesse et à la capacité d’adaptation qui seront nécessaires dans ce contrat pour tenir compte des besoins et des mandats des institutions spécialisées des Nations Unies et du CICR/IFCR sans pour autant renoncer à un contrôle budgétaire efficace. À cet égard, le Conseil voudrait inviter la Commission à élaborer un document de réflexion sur les relations avec les institutions spécialisées des Nations Unies portant sur les aspects relatifs aux finances et aux politiques menées et sur la refonte du règlement financier de la Communauté.
Le Conseil encourage l’ECHO à renforcer le dialogue régulier qu’il mène, à un niveau élevé, avec les organisations humanitaires internationales et invite la Commission, dans les limites des ressources disponibles, à accroître sa présence au siège des grandes organisations humanitaires afin de donner à la Communauté plus de poids sur la scène internationale.
2.2 Relations avec les ONG
Le Conseil met l’accent sur la grande importance des ONG dans les opérations humanitaires et sur la contribution qu’elles y apportent et il invite l’ECHO à faire le maximum pour améliorer encore son partenariat avec elles. Il souligne également l’importance de la participation locale et, lorsque c’est possible, de la création de capacités locales dans le cadre d’opérations financées par la Communauté.
3. Gestion
3.1 Procédures d’organisation et de gestion
Le Conseil souscrit sans réserve à l’intention manifestée par l’ECHO de mettre en place des mécanismes de gestion nouveaux et améliorés, y compris en ce qui concerne la gestion du cycle du projet et le contrôle de la qualité, ainsi que d’améliorer les compétences professionnelles de son personnel, tant en termes de formation qu’au siège et sur le terrain. Le Conseil invite la Commission à faire tout ce qui est en son pouvoir pour accélérer encore les procédures de sélection des projets et de financement, afin de permettre à l'ECHO de réagir plus rapidement, surtout dans les situations d’urgence.
3.2. Transparence / suivi / évaluation
Le Conseil rappelle dans ce contexte que, dans ses conclusions de mai 1999, il avait invité la Commission à poursuivre ses efforts visant à se concentrer sur les résultats obtenus, leur impact et le contrôle a posteriori et il accueille favorablement les mesures qu'a prises la Commission dans un cadre plus large en ce sens. Comme il l’avait indiqué dans ses conclusions, cela suppose notamment la modernisation des systèmes informatiques de gestion, un recours plus intensif aux indicateurs de performance et la surveillance de l’assistance. Le Conseil se félicite également des projets de la Commission visant à assurer un suivi de l’action des partenaires. Il invite les États membres à faire part de leurs expériences dans ce domaine à l’ECHO, ce qui permettrait une convergence accrue des approches.
Le Conseil se félicite des projets visant à renforcer la mémoire institutionnelle au sein de l’ECHO et souligne qu’il importe que les conclusions de l’évaluation ne restent pas lettre morte et que les leçons tirées alimentent de nouvelles propositions. Cela devrait également comprendre un manuel des leçons tirées.
Le Conseil se félicite des efforts visant à assurer une plus grande transparence, comme le fait de mettre les résumés des évaluations à la disposition du Comité de l’aide humanitaire ou les stratégies par pays à la disposition des partenaires. Il invite également l’ECHO à faire preuve à l’égard de ses partenaires de la plus grande transparence possible en ce qui concerne ses politiques et ses procédures de financement.
4. Suivi
En plus du débat sur les liens entre aide d’urgence, reconstruction et développement, le Conseil a l’intention, vu l’importance de l’action humanitaire de la Communauté, d’aborder régulièrement la question spécifique de l’aide humanitaire.
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SITUATIONS DE CRISE ET DE CONFLIT DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENTLe Conseil a procédé à un échange de vues sur les "situations de crise et de conflit dans les pays en développement" et a pris note des informations fournies par la Commission sur les différentes questions suivantes :
- Urgence : situations de conflit, situations de catastrophe naturelle ;
- Reconstruction : transition entre l'urgence et le développement ;
- Développement : situations postérieures à des conflits et à des crises et consolidation de la paix ;
- Situations d'instabilité : conflits éventuels.
- NOUVELLES PROCÉDURES APPLICABLES AUX ACTES LÉGISLATIFS DANS LE DOMAINE DU DÉVELOPPEMENT
La présidence a attiré l'attention du Conseil sur certaines des implications de la nouvelle procédure de codécision avec le Parlement européen qui est applicable aux actes législatifs dans le domaine de la coopération au développement depuis l'entrée en vigueur du traité d'Amsterdam, le 1er mai 1999. Elle a souligné en particulier l'importance des contacts informels avec le Parlement européen afin de trouver un compromis à un stade précoce de la procédure.
- PRÉPARATION DE LA TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LES PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA)
La Commission a informé le Conseil de l'état actuel de la préparation de la troisième conférence des Nations Unies sur les PMA que l'UE accueillera à Bruxelles en mai 2001.
VOLET DÉVELOPPEMENT DE LA SIXIÈME CONFÉRENCE DES PARTIES À LA CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENT CLIMATIQUESLa délégation danoise a attiré l'attention du Conseil sur le volet développement de la sixième conférence des parties à la convention des Nations Unies sur les changements climatiques (qui se tiendra en novembre 2000) et a souligné la nécessité de dresser le bilan des conclusions du Conseil "Développement" du 11 novembre 1999 et d'en assurer le suivi.
(Les actes adoptés comportant des déclarations au procès-verbal accessibles au public sont signalés par un astérisque; les déclarations en question peuvent être obtenues auprès du Service de presse.)
Politique de l'environnement et du développement - convocation du comité de conciliation
Le Conseil n'a pas été en mesure d'accepter tous les amendements à la position commune adoptés par le Parlement européen concernant la proposition de règlement sur les mesures destinées à favoriser la pleine intégration de la dimension environnementale dans le processus de développement des pays en développement. Le comité de conciliation est donc convoqué, conformément aux dispositions de la procédure de codécision du traité (article 251).
Gestion des forêts dans les pays en développement - convocation du comité de conciliation
Le Conseil n'a pas été en mesure d'accepter tous les amendements à la position commune adoptés par le Parlement européen concernant la proposition de règlement visant à promouvoir la conservation et la gestion durable des forêts tropicales et autres forêts dans les pays en développement. Le comité de conciliation est donc convoqué, conformément aux dispositions de la procédure de codécision du traité (article 251).
Accord international sur les bois tropicaux
Le Conseil est convenu que, si, lors de la 28ème session du Conseil international des bois tropicaux (qui se tiendra à Lima du 24 au 30 mai 2000), la prorogation de l'accord de 1994 était proposée, le représentant de la Commission sera autorisé à indiquer ad referendum que, en principe, la Communauté serait en faveur d'une telle prorogation.
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Footnotes:
( 1) 25 mai 1993, 2 décembre 1993, 1er juin 1995, 28 mai 1996, 5 juin 1997, 6 mars 1998, 21 mai 1999
.( 2)
PSA : Partenariat stratégique avec l'Afrique.( 3)
HIPC/PPLE : Highly Indebted Poor Countries/Pays Pauvres Lourdement Endettés.( 4) PRSP/DSRP : Poverty Reduction Strategy Paper/Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté.